Mohammad et Anas dans le train entre Vienne et Munich
Mohammad et Anas dans le train entre Vienne et Munich © Radio France / Philippe Randé

Le pays a décidé de réintroduire provisoirement des contrôles aux frontières avec l'Autriche, d'où arrivent des dizaines de milliers de réfugiés. Le trafic ferroviaire a également été interrompu entre l'Allemagne et l'Autriche. Une suspension des accords de Schengen alors que 63 000 réfugiés ont déjà rejoint Munich, dont 13 000 samedi.

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a également estimé publiquement que les réfugiés affluant massivement en Europe ne devaient pas pouvoir choisir eux-mêmes où ils s'installent. L'Allemagne, économie la plus riche d'Europe, attire nombre de personnes fuyant la guerre et la misère en Syrie et en d'autres points du Moyen-Orient et en Afrique.

La solidarité européenne mise à mal

Selon la police,13 000 migrants sont arrivés à Munich durant la seule journée de samedi et 1.400 nouveaux arrivants ont été comptabilisés dimanche matin à la gare centrale de la capitale bavaroise. Dans une interview au journal Der Tagesspiegel, le ministre

Nous ne pouvons pas permettre que les réfugiés choisissent librement où ils veulent rester. Ce n'est le cas nulle part ailleurs dans le monde. Notre devoir n'est pas de verser des allocations prévues par le droit allemand à des réfugiés qui ont été attribués à un autre pays de l'UE et qui, ensuite, viennent malgré cela en Allemagne.

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, par ailleurs chef de file du SPD et ministre de l'Economie, a estimé dimanche que l'Allemagne atteignait désormais ses limites en termes d'accueil de migrants. "C'est vrai: l'absence de décisions européennes dans la crise des réfugiés accule l'Allemagne à la limite de ses possibilités ". Le gouvernement allemand s'attend à l'arrivée de 800 000 migrants sur son sol cette année.

Les ministres de l'Intérieur des 28 pays de l'Union européenne doivent se retrouver lundi à Bruxelles pour débattre des propositions de la Commission européenne de répartir environ 160.000 demandeurs d'asile à travers les Etats membres. Mais certains pays européens ont déjà rejeté le principe de quotas obligatoires d'accueil de migrants.

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