L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, est visé par 12 chefs d'inculpation parmi lesquels le complot contre les Etats-Unis, le blanchissement et les fausses déclarations.

Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump, est le premier inculpé dans l'affaire de l'ingérence russe au cours de l'élection présidentielle américaine.
Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump, est le premier inculpé dans l'affaire de l'ingérence russe au cours de l'élection présidentielle américaine. © AFP / CHIP SOMODEVILLA

Un cap a été franchi, ce lundi avec l'inculpation de Paul Manafort et son associé Rick Gates de 12 chefs d'inculpation dont celui de conspiration et blanchiment d'argent par le procureur spécial enquêtant sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine. L'éphémère directeur de campagne de Donald Trump a été également entendu par le FBI. 

Entre juin et août 2016, Manafort a brièvement dirigé la campagne de Trump avant de démissionner après la publication d'articles affirmant qu'il avait reçu des millions de dollars de commissions occultes versées par un parti politique pro-russe d'Ukraine.  

Selon l'acte d'accusation, Gates et lui auraient dissimulé au fisc des dizaines de millions de dollars reçus en échange de leurs activités de conseil en Ukraine. Ces inculpations ont lieu dans le cadre de l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016.  

Un troisième homme, George Papadopoulos, qui conseillait Trump sur les questions liées aux Affaires étrangères a lui aussi été inculpé le 3 octobre. 

Un des conseillers de Trump plaide coupable

L'homme a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs du FBI,. D'après Robert Mueller, le procureur spécial chargé de l'enquête russe à Washington, Papadopoulos, a par ses fausses déclarations "entravé l'enquête en cours du FBI sur l'existence de liens ou de coordination éventuelle entre des personnes associées à la campagne et le gouvernement russe pour interférer dans l'élection présidentielle de 2016". 

Donald Trump a immédiatement riposté en tweetant : "Il n'y a aucune collusion". Le président assure que les faits reprochés à Paul Manafort datent. "C'était il y a des années" écrit le chef de l'Etat américain.   

"Cela n'a rien à voir avec la campagne ou avec les allégations de collusion avec la Russie", a expliqué de son côté John Dowd l'avocat du président, affirmant également que Donald Trump n'a pas l'intention de remettre en cause le procureur spécial.

Cette affaire "russe" embarrasse la Maison blanche depuis l'entrée en fonction de Donald Trump et  ça ne va pas s'arranger avec l’accélération des investigations.

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