VIDÉO. Le gouvernement irakien a massé des troupes au nord de Bagdad en vue de lancer une contre-offensive contre les djihadistes. Dans le quartier chiite de Sadr City, des habitants sont prêts à prendre les armes. Reportage de notre envoyé spécial.

La rapide progression des insurgés sunnites en direction de la capitale irakienne a incité les États-Unis à décider l'envoi de conseillers militaires auprès des forces armées irakiennes. Washington n'a pas exclu, si nécessaire, de procéder à des frappes aériennes ciblées pour stopper les islamistes, comme le réclamait Bagdad.

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L'Iran chiite a jugé vendredi l'initiative américaine insuffisante et estimé que les États-Unis montraient ainsi qu'ils n'étaient pas vraiment sérieux dans leur volonté de combattre le terrorisme. "Les récents propos de (Barack) Obama montrent que la Maison Blanche n'a pas vraiment la volonté de s'opposer au terrorisme en Irak et dans la région", a dit le vice-ministre des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian. Pour lui, ces "tergiversations" américaines face à l'EIIL "alimentent les doutes sur les objectifs des États-Unis en Irak".

Des vestiges du patrimoine irakien détruits par les djihadistes

Le plus haut dignitaire chiite d'Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, appelé vendredi les chiites, majoritaires dans le pays, et les sunnites à s'unir pour combattre les extrémistes. À Mossoul, la deuxième ville du pays que l'EIIL a prise le 10 juin, des vestiges du patrimoine culturel irakien ont été détruits par les djihadistes.

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Les autorités de Bagdad ont massé 50.000 hommes dans la région de Samarra, où se trouve la Mosquée d'or, haut lieu de l'islam chiite. Le renfort de miliciens chiites, dont certains sont rentrés de Syrie où ils combattaient aux côtés des troupes du président Bachar al Assad, et de "volontaires" qui ont répondu à l'appel d'Ali Sistani a permis à l'armée de se ressaisir après la débandade et les désertions massives du début de l'offensive sunnite.

L'appui des conseillers américains pourrait permettre à l'armée irakienne de gagner en efficacité mais Barack Obama, sans exclure des frappes aériennes "ciblées", a prévenu jeudi qu'il n'était pas question pour les Etats-Unis de renvoyer des troupes au sol.

Irak : l'armée tente de résister
Irak : l'armée tente de résister © Idé
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