[scald=78929:sdl_editor_representation]LE CAIRE (Reuters) - L'armée syrienne s'est retirée des villes de Syrie et s'est redéployée dans les faubourgs, mais les fusillades continuent et les tireurs embusqués demeurent une menace, a déclaré lundi le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elarabi.

Le chef de la Ligue arabe s'exprimait au Caire alors même que des observateurs envoyés par son organisation se trouvent en Syrie pour se rendre compte par eux-mêmes de la situation et déterminer si la répression continue.

La Ligue arabe, a ajouté Elarabi, va rendre compte de son travail d'enquête sur le terrain, en cours depuis une semaine, et décider s'il y a lieu d'envoyer davantage d'observateurs en Syrie.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, organisation d'opposition basée en Grande-Bretagne, a déclaré pour sa part que des insurgés syriens avaient fait prisonniers plusieurs dizaines de membres des forces de sécurité en s'emparant lundi de deux postes de contrôle militaires de la province septentrionale d'Idlib.

Des combats ont opposé en outre des déserteurs de l'armée aux forces de sécurité à un troisième poste de contrôle, où un nombre indéterminé de soldats fidèles au régime du président Bachar al Assad ont été tués ou blessés, ajoute l'observatoire.

Selon son directeur, Rami Abdelrahman, les opérations ont eu lieu lundi dans la région de Djabal al Zaouiyah.

Vendredi, l'Armée syrienne libre (ASL, insurgés anti-Assad) avait dit avoir ordonné à ses hommes d'interrompre leurs attaques, en l'attente d'une rencontre avec des observateurs de la Ligue arabe.

Les Nations unies estiment à plus de 5.000 le nombre de personnes qui ont été tuées dans les violences politiques en Syrie depuis le début du mouvement de contestation à la mi-mars.

Tom Pfeiffer avec Dominic Evans à Beyrouth, Eric Faye pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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