Palmyre est l'un des trésors archéologiques de la Syrie
Palmyre est l'un des trésors archéologiques de la Syrie © Reuters / Khaled Al Hariri

L'organisation terroriste contrôle désormais la moitié de la Syrie. Impuissante, désorganisée, l'armée syrienne va de défaite en défaite. La chute de Palmyre, cette semaine, constitue un sérieux revers.

Après quatre ans de guerre civile, l'armée syrienne est épuisée. Les fronts sont trop nombreux, et depuis plusieurs semaines, les défaites militaires s'enchaînent. Les soldats de Bachar al-Assad ont perdu les villes d'Idlib et de Jisr al-Choghour dans le nord, ainsi que la cité antique de Palmyre, à l'est.

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Sans oublier tous les postes-frontières tombés dans le giron des djihadistes : le dernier en date, celui de Tanaf, point de passage stratégique avec l'Irak. Le régime de Damas ne contrôle donc plus que sa frontière avec le Liban.

L'armée syrienne a perdu la moitié de ses hommes en quatre ans

L'étau se resserre sur la capitale Damas, que de nombreux cadres du régime commencent à quitter pour rejoindre Tartous ou Lattaquié, sur le littoral, une province acquise au pouvoir.

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L'armée paye cher ses divisions confessionnelles et ses désertions. Avant la guerre civile, elle comptait près de 300.000 hommes, elle n'en compte plus que 150.000 aujourd'hui. Démotivés, les soldats syriens n'ont pas d'autre choix que de tuer ou d'être tués.

L'État islamique contrôle 50% de la Syrie
L'État islamique contrôle 50% de la Syrie © Radio France
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