Les dirigeants de l'Union européenne n'ont pour l'heure pas réagi après l'accord de gouvernement avec l'extrême-droite en Autriche. Pourtant, le pays doit prendre la présidence tournante du Conseil européen à l'été 2018.

Le futur chancelier conservateur Sebastian Kurz (ÖVP) à gauche, aux côtés de Heinz-Christian Strache, futur vice-chancelier (FPÖ).
Le futur chancelier conservateur Sebastian Kurz (ÖVP) à gauche, aux côtés de Heinz-Christian Strache, futur vice-chancelier (FPÖ). © AFP / Askin Kiyagan / ANADOLU AGENCY

L'extrême-droite autrichienne, le FPÖ, a obtenu samedi trois ministères régaliens. Le nouveau gouvernement formé par la droite et l'extrême-droite concède donc le poste de vice-chancelier, la Défense, les Affaires étrangères et l'Intérieur à ce dernier.

Après la tentative de 2000, où l'arrivée dans l'exécutif du FPÖ avait poussé l'Union européenne à prendre des sanctions et notamment à isoler diplomatiquement l'Autriche. Mais cette fois, dans un contexte de montée des extrêmes en France, au Pays-Bas ou en Allemagne, c'est pour l'instant le calme plat.

Le Parti socialiste français réclame pourtant une réaction forte de la part de l'Union européenne. Dans un communiqué il condamne la formation de ce gouvernement et rappelle que l'Autriche va prendre la présidence du Conseil européen à partir de juillet prochain.

Le FN réjouit

Les seules réactions sont celles des leaders d'extrême-droite, réunis samedi à Prague qui ont salué une décision historique. En écho, le vice-président du Front national Nicolas Bay s'est "réjouit de cette alliance gouvernementale" entre le FPÖ et le parti conservateur autrichien ÖVP. 

Invité de Questions politiques, Nicolas Bay a toutefois estimé que cette configuration n'est pas "forcément exportable" en France "parce que la situation autrichienne n'est pas forcément la même". C'est néanmoins pour le numéro 2 du FN "la preuve que nos alliés sont prêts à travailler à l'intérêt général des Autrichiens, mais d'une manière générale, de l'Europe et des peuples européens".

Le nouveau gouvernement autrichien a toutefois confirmé hier son engagement européen. Un possible référendum sur une sortie de l'UE a également été écarté. 

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