moscou inflexible sur la syrie avant le sommet du g20
moscou inflexible sur la syrie avant le sommet du g20 © reuters

Le différend entre Barack Obama et Vladimir Poutine sur le dossier syrien risque de reléguer au second plan l'ordre du jour économique du sommet du G20 qui s'ouvre ce jeudi à Saint-Pétersbourg en Russie.

Hier, Jean-Marc Ayrault s'est adressé aux députés pour tenter de les convaincre de la nécessité d'une intervention en Syrie.

Une erreur de dosage?

Hier, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a affirmé que l'attaque chimique du 21 août pourrait être due à une "erreur" de dosage. L'hebdomadaire se base sur une présentation confidentielle des services d'espionnnage allemands.

Les services secrets allemand auraient intercepté une conversation: les détails avec Lise Jolly

La Syrie, au coeur du G20

Les dirigeants des pays principaux pays industrialisés et en développement ont prévu d'avancer sur la croissance, les échanges commerciaux, la transparence bancaire et la lutte contre la fraude fiscale. Les pays membres de ce club représentent deux tiers de la population mondiale et 90% de la richesse créée sur la planète.

"Evoquer une action militaire c'est déjà beaucoup": le reportage à Saint-Pétersbourg de Marc Crépin

Ces pays ne sont pas forcément d'accord sur les conséquences à tirer de la crise des devises sur les marchés émergents ou de la décision de la Réserve fédérale des Etats-unis de mettre fin à son programme de soutien à l'économie américaine.

Mais, par comparaison, les positions sur ces sujets semblent moins difficiles à rapprocher que celles de Vladimir Poutine et de Barack Obama sur la nécessité d'une intervention en Syrie, alors même que ce dossier n'est pas officiellement à l'ordre du jour. Le président russe comme le président américain ont donné de la voix dès mercredi sur ce sujet.

Barack Obama a profité d'une escale en Suède sur la route du G20 pour à nouveau défendre son projet d'intervention contre le président syrien Bachar al Assad, coupable à ses yeux d'avoir utilisé des armes chimiques contre son peuple le 21 août dans la plaine de la Ghouta près de Damas.

La communauté internationale ne peut pas rester silencieuse face à la "barbarie" de l'attaque au gaz neurotoxique du 21 août, a déclaré Barack Obama selon qui "le monde a fixé une ligne rouge" contre l'utilisation des armes chimiques.

image lien dossier Syrie 2
image lien dossier Syrie 2 © Reuters
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.