Alors que le procès de douze séparatistes catalans a commencé mardi dernier au Tribunal Suprême à Madrid, leurs soutiens manifesteront ce samedi dans la rue à Barcelone.

Les indépendantistes vont à nouveau descendre dans la rue à Barcelone, alors que le procès de leurs leaders a commencé mardi à Madrid
Les indépendantistes vont à nouveau descendre dans la rue à Barcelone, alors que le procès de leurs leaders a commencé mardi à Madrid © AFP / Josep Lago

Alors que la question catalane enflamme toujours autant les esprits en Espagne, le procès historique de douze dirigeants indépendantistes catalans pour la tentative de sécession d'octobre 2017 a commencé mardi à Madrid et leurs soutiens manifesteront à 17h sur la Gran Via de Barcelone. Leur slogan : "L'auto détermination n'est pas un délit". 

Des milliers de séparatistes sont attendus. Ils tenteront de bloquer à nouveau les accès principaux au centre de Barcelone. Ils estiment qu'ils n'ont plus aujourd'hui aucun leader politique, et que le dialogue entre la Catalogne et l’État espagnol est rompu.  

Depuis quelques mois, Marcelo, 30 ans, a grossi les rangs de l’association indépendantiste "Omnium", l’une des plus actives de la région. Déçu des leaders catalans, il estime que leur dialogue avec le gouvernement espagnol n'est plus possible. Pour lui, la lutte citoyenne est désormais la seule issue à ce conflit : "Nous voulons le respect des droits humains, c’est le seul prérequis pour avoir un dialogue. La société catalane devrait essayer d’arriver à un compromis avec la société espagnole. Depuis la rue nous pouvons obtenir des changements, et arrêter de croire que nos dirigeants, limités par beaucoup de choses, pourront résoudre cela tout seul."

Monce 45 ans, n’a elle aussi n’a plus aucune confiance dans l’État Espagnol, et se mobilise sans relâche : "Nous sommes dans la rue, à toute heure, grâce à ces associations. C’est le peuple qui doit choisir ce qu’il veut, pas ceux qui sont au-dessus de nous et qui décident en fonction de ce que ça peut leur rapporter comme argent. C’est pour ça que je pense partir d’ici, de ce pays tellement corrompu, nous avons une démocratie, ils ont coupé les liens avec nous depuis toujours !".

Elle sort alors d’un grand sac une pancarte qu’elle brandira dans la rue tout à l’heure, portant une inscription au feutre noir "nous ne sommes plus en Espagne".

Au lendemain de l'ouverture du procès à Madrid et quelques jours après une rupture du dialogue avec le gouvernement alors qu'ils continuaient d'exiger un référendum d'autodétermination, les séparatistes catalans, Parti démocrate européen catalan (PDeCat) et Gauche républicaine de Catalogne (ERC), ont refusé d'approuver le budget présenté par le gouvernement, obligeant Pedro Sanchez a convoquer vendredi des élections législatives anticipées pour le 28 avril.

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