Après sa victoire, ce dimanche, Vladimir poutine entame un quatrième mandat. A quoi ressemblera-t-il et quelles seront ses priorités pour dessiner la Russie de 2024 ?

Quel est le projet de Vladimir Poutine pour son quatrième et dernier mandat ?
Quel est le projet de Vladimir Poutine pour son quatrième et dernier mandat ? © AFP / MAXIM SHEMETOV
  • Urss

Dans la vision que Vladimir Poutine a de son pays, la référence à l’année 2014 et à la reconquête unilatérale et autoritaire de la Crimée, nous renseigne sur un point fondamental,  qui va constituer encore l’un des piliers de son quatrième et en principe dernier mandat, c’est la place que tient l’ex-Urss dans son esprit.

Vladimir Poutine ne souhaite pas rebâtir l’Union soviétique sur le plan économique ou politique mais en revanche, les points de repères territoriaux sont là. Sans jouer à se faire peur, la question de l’Ukraine par exemple est loin d’être réglé pour Vladimir Poutine. Tant qu’il sert là, il fera tout pour éviter un rapprochement encore plus grand de l’Ukraine avec l’Europe de l’ouest. 

D’une façon générale, les années à venir seront consacrées à garder « l’étranger proche » sous influence ou même carrément sous dépendance.

  • Successeur

Le profil idéal serait une sorte de clone de Vladimir Poutine, un successeur qui lui laisserait l’assurance et la tranquillité pour profiter d’une retraite dorée. Ce clone Vladimir Poutine a 6 ans pour le trouver ou le fabriquer en tout cas l’intéressé devra gérer un héritage considérable maintenir l’unité territoriale de la Russie, contenir les provinces les plus éloignées garantir cette fameuse stabilité. Ce clone ne ressemble pas à priori à Dimitri Medvedev qui est usé dans le rôle du faire valoir.   

  • Hydrocarbure 

La manne  des hydrocarbures, c’est la planche de survie de l’économie russe. L’occupant du Kremlin passe beaucoup de temps à surveiller le cours de l’or noir et les niveaux de production. 

A eux seuls, pétrole et gaz représentent la moitié des recettes publiques.  La question est de savoir quand il faudra consacrer un peu plus de cette manne au financement de certaines réformes.

Cette question pourra peut-être se poser au successeur de Vladimir Poutine à moins que l’intéressé ne montre la voie d’ici 2024.

Le reportage à Moscou de Bertrand Gallicher :

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