Mohamed Fahmy, l'un des journaliste d'Al Jazeera emprisonnés en Egypte
Mohamed Fahmy, l'un des journaliste d'Al Jazeera emprisonnés en Egypte © REUTERS/Al Youm Al Saabi Newspaper

C’est aujourd’hui la journée mondiale de la liberté de la presse. Et en Egypte, c’est ce jour là qu’a choisi la justice pour la reprise du procès Al Jazeera.

L’équipe de la chaine est incarcérée au Caire depuis plus de quatre mois. Les autorités égyptiennes reprochent aux journalistes d’être en lien avec des groupes terroristes et de falsifier la vérité dans leur reportage.

L'Australien Peter Greste, l'Egyptien Baher Mohamed et le Canado-Egyptien Mohamed Fahmy sont en détention depuis le mois de décembre. Ils ont rejeté ces accusations, qualifiées par ailleurs d'absurdes par Al Djazira.

Lors d'une nouvelle audience au Caire samedi matin, Peter Greste a dénoncé la date de l'audience : "Nous relevons l'importance de la coïncidence qui fait que cette audience se tienne (ce samedi), Journée mondiale de la liberté de la presse. C'est un message très clair", a-t-il ajouté depuis la cage des prévenus.

Un procès qui est une parodie de justice, qui vire souvent au procès tragi-comique où des preuves absurdes sont présentées.

Vanessa Descouraux

Al Djazira a annoncé qu'elle réclamait 150 millions de dollars (plus de 100 millions d'euros) à l'Etat égyptien pour ce qu'elle estime être le montant des préjudices infligés à ses activités en Egypte par le gouvernement mis en place par l'armée l'été dernier.

Depuis l'éviction du président islamiste Mohamed Morsi le 3 juillet dernier, les relations entre le Qatar et l'Egypte se sont tendues. Le Qatar, qui finance Al Djazira, est un des soutiens des Frères musulmans, la confrérie du président déchu, organisation désormais classée comme "terroriste" par le gouvernement égyptien.

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