Le président du comité d'enquête, Ayman al Moukaddam
Le président du comité d'enquête, Ayman al Moukaddam © capture d'écran

Le responsable égyptien de l’enquête a tenu une conférence de presse samedi après-midi. Mais si les enquêteurs égyptiens ont déclaré qu'un bruit pouvait être entendu à la fin de l'enregistrement des conversations à bord du cockpit de l'Airbus russe, ils estiment toujours qu'il est trop tôt pour en tirer des conclusions.

Ayman al Moukaddam, le président du comité d'enquête, a expliqué que son équipe continuait à rassembler des informations et à étudier toutes les pistes, notamment ce bruit entendu à la fin de l'enregistrement des conversations à bord du cockpit de l'Airbus russe, tout en estimant qu'il était trop tôt pour en tirer des conclusions :

Un bruit est entendu à la dernière seconde de l'enregistrement du Cockpit Voice Recorder. Une analyse spectrale est à venir pour déterminer l'origine de ce bruit. Les données des deux enregistreurs de vols ont pu être téléchargées avec succès (...), le temps écoulé entre le décollage et les dernières données enregistrées est de 23 minutes et 14 secondes.

Les explications à Charm el Cheik de François Hume

Le groupe Etat islamique (EI), dont la branche égyptienne est active dans le Sinaï, a affirmé être responsable de ce crash mais sans expliquer comment.

Les reproches du Caire

Dans la matinée, le chef de la diplomatie égyptienne a reproché aux "pays étrangers" de ne pas partager avec les informations de leurs services de renseignement sur le crash et de ne pas davantage coopérer dans la lutte contre le terrorisme.

Lors d'une conférence de presse au Caire ce samedi matin, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri a souligné qu'aucune "hypothèse" ne pouvait encore être privilégée. Le chef de la diplomatie égyptienne s'en est pris à des "pays étrangers" qu'il n'a pas nommés.

Les informations que nous avons entendues sur les causes du crash n'ont pas été partagées en détail avec les services de sécurité égyptiens. Nous nous attendions à ce que les données techniques nous soient fournies.

Après les premières déclarations jugeant probable la thèse de l'attentat, plusieurs compagnies étrangères dont les britanniques avaient suspendu leurs vols vers et en provenance de Charm el-Cheikh alors que la France, la Belgique et le Danemark ont déconseillé à leurs ressortissants de s'y rendre. Même la Russie a suspendu vendredi ses vols vers l'Egypte. Alors que plusieurs pays ont mis en cause d'une possible déficience des services de sécurité égyptiens, Washington a demandé à "certains" aéroports du Moyen-Orient de renforcer leurs mesures de sécurité pour les vols en direction des Etats-Unis par mesure de "précaution".

C’est si facile d’entrer et sortir dans cet aéroport. Il n’y a pas de sécurité. Avec de l’argent, vous pouvez faire ce que vous voulez dans cet aéroport.

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