les enquêteurs ignorent encore les raisons du crash de l’avion d’air algérie
les enquêteurs ignorent encore les raisons du crash de l’avion d’air algérie © reuters

Déception pour les familles des 116 victimes : le premier rapport du Bureau d'enquête et d'analyses français, publié samedi, ne donne que peu de nouveaux éléments sur les causes du drame du 24 juillet. Aucune piste n'est privilégiée.

"Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste", selon Bernard Boudaille, le responsable du BEA qui présentait ce premier rapport à Bamako. Pour l'instant, "il n'y a pas de piste privilégiée" pour expliquer la chute brutale du vol AH 5017 d'Air Algérie, qui s'est écrasé au nord du Mali le 24 juillet dernier, avec ses 116 passagers dont 54 Français.

Les précisions de David Baché, notre correspondant au Mali

L'enquête bute sur plusieurs zones d'ombres. D'abord l'enregistreur de conversation, qui n'a pas fonctionné comme prévu et "ne permet pas de comprendre les messages". Ensuite, l'enregistreur des données de vol, qui montre simplement une "chute brutale" suite à un "ralentissement des moteurs". Enfin, les systèmes de pilotage automatique, dont on ne sait toujours pas s'ils ont été déconnectés volontairement ou non.

Quant à l'équipage, on sait désormais qu'il n'était "pas fatigué" : "il avait une expérience africaine". Difficile dans ces conditions d'imaginer une série d'erreurs humaines.

Trois enquêtes ont été ouvertes, au Mali, en France et au Burkina Faso. Celle du BEA pourrait encore durer au moins un an.

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