l'entourage de bouteflika revendique sa victoire en algérie
l'entourage de bouteflika revendique sa victoire en algérie © reuters

A peine le scrutin terminé, le clan Bouteflika n'a pas hésité à revendiquer la victoire du président sortant Abdelaziz Bouteflika bien parti pour entamer un quatrième mandat. Les résultats officiels sont attendus dans la journée. Ils seront proclamés par le Conseil constitutionnel algérien.

Abeldaziz Bouteflika est apparu en public au moment du vote dans son bureau du quartier algérois d'El Biar. Il était assis dans un fauteuil roulant, image marquante d'un président diminué depuis son accident vasculaire cérébral il y a un an. Le président algérien, quinze ans de pouvoir, est à 77 ans le grand favori de l'élection face à une opposition divisée entre boycott et participation au scrutin.

"Notre candidat a gagné, a déclaré en fin de soirée Abdelaziz Belkhadem, le conseiller personnel du président sortant, cela ne fait aucun doute, Bouteflika a remporté une victoire écrasante.", a-t-il ajouté, sans plus de précision.

Les opposants dénoncent des fraudes

Ali Benflis, le principal rival du président sortant, a rejeté par avance les résultats en dénonçant des fraudes, sans toutefois citer d'exemple. "Je ne reconnais pas ces résultats. Je condamne cette fraude", a déclaré peu après la fermeture des bureaux de vote l'ancien dirigeant du Front de libération nationale (FLN) et ancien Premier ministre.

Christian Chesnot a passé la soirée à la permanence d'Ali Benflis

Les chefs de l'opposition estiment que la volonté du vétéran de la guerre de l'indépendance de se faire réélire pour un quatrième mandat est le dernier souffle de la vieille garde des "libérateurs" FLN et des généraux de l'armée algérienne qui se considèrent comme les gardiens de la stabilité et qui, pour la plupart, résistent au changement.

Les apparitions publiques d'Abdelaziz Bouteflika sont restées très rares depuis un an et ses adversaires n'ont pas manqué de s'interroger sur sa capacité à diriger l'Etat. Malgré sa faiblesse physique, il conserve plusieurs atouts qui devraient lui garantir une confortable victoire.

Il dispose toujours du soutien d'une large partie de la population inquiète de voir ressurgir les violences islamistes qui avaient fait quelques 200.000 morts pendant la "décennie noire" des années 1990.

Ce matin, Benoît Collombat est revenu sur ces années noires algériennes qui pourraient être jugées en France

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