Sans surprise mais pour la première fois, Jean-Claude Juncker, chef de file du centre droit européen arrivé en tête des élections de mai, a obtenu la confiance du Parlement Européen pour prendre la tête de la Commission Européenne. 422 voix contre 450.

jean-claude juncker dans l'ombre du sommet européen
jean-claude juncker dans l'ombre du sommet européen © reuters

Jusqu'à présent les députés européens ne disposaient que du droit de rejeter, ou non, la Commission désignée par les chefs d'état et de gouvernement des Etats Membres de l'UE.

Le 27 juin dernier, vingt-six des vingt-huit états membres avaient désigné Jean-Claude Juncker pour prendre la tête de la Commission. Le Royaume Uni et la Hongrie s'était prononcés contre sa candidature car ils le jugeaient trop fédéraliste.

L'homme

Agé de cinquante-neuf ans, Jean-Claude Juncker a été le premier ministre du Luxembourg durant dix-huit ans. c'est aussi un habitué du fonctionnement de l'Union Européenne:

Jean-Claude Juncker
Jean-Claude Juncker © Radio France

Son programme

Avant le vote du parlement Européen, Jean-Claude Juncker avait détaillé le programme qui sera le sien à la tête de la Commission. Outre l’annonce surprise de 300 milliards d’euros publics et privés pour l’emploi et la croissance, sa feuille de route est la même que celle présentée durant les élections:

  • Un marché digital unique qui permettrait de générer 250 milliards d’euros de croissance

  • Une Union Energétique pour lutter contre le réchauffement climatique.

  • Un marché unique approfondi notamment au niveau industriel.

  • Une Union Economique plus resserrée et plus juste et notamment, le remplacement de la Troïka par une structure plus démocratique issue des institutions européennes.

  • Un accord de libre-échange raisonnable et équilibré avec les Etats-Unis.

  • Une politique d’asile commune et la nomination d’un commissaire chargé de la Migration

La suite

A partir de demain, les dirigeants européens se mettront d'accord pour investir d’autres postes stratégiques : le Conseil européen, le chef de la diplomatie et président de l'Eurogroupe. Ils devront prendre en compte plusieurs critères : l’équilibre droite-gauche, nord-sud-est-ouest et hommes-femmes.

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