EN CHIFFRES - Du protocole de Kyoto à la COP24, l'Union européenne s'est fixée des objectifs pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais tous ne sont pas réalistes, et tous les pays ne sont pas armés pour gérer l'urgence. Illustrations de la consommation énergétique et de la gestion des déchets.

Au Danemark, les énergies propres, issues du secteur éolien notamment, représentent près de 36 % de la consommation. Un des records européens.
Au Danemark, les énergies propres, issues du secteur éolien notamment, représentent près de 36 % de la consommation. Un des records européens. © AFP / CHRISTIAN CHARISIUS / DPA

L’Europe s’est fixé des objectifs en matière de consommation d’énergies renouvelables. En 2020, le solaire, l’éolien ou l’hydroélectrique devront représenter 20 % de la consommation d’énergie dans l’Union. A douze mois de l’échéance, et au rythme de développement constaté sur les années précédentes, le constat est clair : à l’échelle de l’UE, où les énergies renouvelables représentaient 17,5 % en 2017, la cible est hors d’atteinte. 

Mais les exigences par pays divergent, et le potentiel de réalisation aussi : la France, où l’objectif est fixé à 23%, restera bien en retrait (16,3% d’énergies renouvelables en 2017), tandis que la Suède a déjà surpassé ses ambitieuses promesse (49 % en 2020), à 54,5 % d’énergies renouvelables.

En matière de recyclage, la situation est tout aussi hétérogène dans l’Union européenne. Si, en 2014, l’Europe générait en moyenne 486 kg de déchets municipaux par habitant, ce chiffre, qui intègre essentiellement les déchets des ménages, variait fortement en fonction du pays considéré : de 272 kg en Roumanie à 781 kg au Danemark.

Les objectifs européens fixent à 50% le taux de déchets municipaux qui devraient être recyclés d'ici à 2020. Pourtant, rares sont ceux, comme l’Allemagne, qui flirtent avec les 50%. Même si, depuis 2015, le recyclage progresse régulièrement au sein de l’Union il est encore loin de la cible.

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