EN CHIFFRES - La libre circulation des personnes au sein de l'UE a été dénoncée comme la porte ouverte à tous les flux de population. Mais l'abandon des frontières intérieures ne se traduit pas par une ouverture plus grande. En témoignent les efforts financiers et humains pour boucler les frontières extérieures.

Des migrants libyens attendent à Lapedusa de rejoindre l'Italie continentale. Rome a reçu plus de 126 000 demandes d'asile en 2017.
Des migrants libyens attendent à Lapedusa de rejoindre l'Italie continentale. Rome a reçu plus de 126 000 demandes d'asile en 2017. © AFP / Alberto Pizzoli

Les printemps arabes, les crises subsahariennes et le conflit syrien ont largement alimenté l’afflux de migrants dans l’Union européenne.  On constate à partir de 2011 une accélération du nombre de personnes accueillies, quel que soit leur statut – demandeurs d’asile ou pas. En revanche, le niveau d’accueil varie fortement d’un Etat membre à l’autre. L’Allemagne atteint des sommets en 2014, avec près de 1,2 million d’arrivées, là où la France stagne autour de 340 000.

Les plus hauts des uns sont parfois les plus bas des autres. Passé 2015, l’afflux d’immigrés ralentit fortement en Allemagne mais accélère dans le sud de l’Europe, et notamment en Espagne, en Grèce et à Chypre. Avec, néanmoins, un effet de base assez marquant : la hausse est d’autant plus perceptible que le niveau d’immigration était bas au préalable.

Alors que les frontières intérieures de l’Union européenne ont disparu, l’effort humain et financier pour sécuriser les frontières extérieures est renforcé. La Commission européenne, via les fonds AMIF et FSI, aide en effet les Etats membres à déployer les moyens souhaitables. Et naturellement, l’effort consenti correspond aux points chauds de l’immigration en Europe : le sud et à l’est, principaux points d’entrée, recueillent les montants les plus élevés versés par Bruxelles.

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