Alors que ce mercredi, les Présidents américains et français ont évoqué l'idée d'un nouvel accord avec l'Iran, les autres signataires de celui ratifié en 2015 plaident pour un maintien du texte actuel sur le nucléaire iranien.

Le président iranien a clairement refusé de négocier un autre accord que celui déjà signé en 2015.
Le président iranien a clairement refusé de négocier un autre accord que celui déjà signé en 2015. © AFP / HO / IRANIAN PRESIDENCY

C'est non pour la Russie, non pour l'Iran et non pour l'Union européenne. L'accord sur le nucléaire iranien est sans alternative a d'ailleurs expliqué le porte-parole du Kremlin. Alors que mercredi, Donald Trump et Emmanuel Macron ont évoqué ensemble l'idée de travailler sur un nouvel accord avec l'Iran. 

Alors qu'il y a deux jours sur la chaîne américaine Fox news, Emmanuel Macron assurait qu'il n'y avait pas de plan B, désormais il parle d'un nouvel accord qui inclurait les missile balistiques, la politique extérieur de l'Iran et la durée du traité au delà de 2025. 

Clairement les autres signataires, notamment les membres de l'Union européenne autres que la France, ne sont pas favorables à un nouveau texte. "L'accord actuel sur le nucléaire iranien fonctionne", a expliqué mercredi la cheffe de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini. "Quant à ce qui peut arriver à l'avenir, on verra bien. Mais il y a un accord qui existe, il fonctionne, il doit être préservé", a-t-elle dit.

Du côté de l'Iran, c'est une fin de non recevoir. Les Iraniens n'ont pas la moindre envie de revenir à la table des négociations. Comme l'a dit le président Hassan Rohani lors d'un discours Tabriz ce mercredi, l'Iran a fait preuve de bonne volonté en négociant l'accord de Vienne, un accord qui court jusqu'en 2025.

Le président iranien a pris à partie les Occidentaux : "Vous voulez décider de l'avenir de ce texte", a-t-il dit, "mais qu'avez-vous fait jusqu'ici pour l'appliquer ?"  L'Iran a d'ailleurs beau jeu de rappeler que l'AIEA, le gendarme du nucléaire, certifie régulièrement la bonne application de l'accord par Téhéran.  

Or, les sanctions n'ont toujours pas été levées et les fruits économiques de l'accord se font toujours attendre. Avec Donald Trump à la Maison Blanche, la récolte n'est pas pour demain. Autant dire que pour les modérés comme le président Hassan Rohani, il sera de plus en plus difficile de faire avaler les concessions de l'accord nucléaire aux Iraniens alors que leur niveau de vie est en chute libre. Les durs du régime peuvent désormais faire entendre leur entendre leur voix sur le thème du double jeu des Occidentaux et du peu de valeur de leur signature. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.