Des migrants cherchent l’ombre dans la zone portuaire de Mytilène
Des migrants cherchent l’ombre dans la zone portuaire de Mytilène © Radio France / Sandy Dauphin

L'Union européenne a décidé d'organiser la répartition de l'accueil des réfugiés sur la base du volontariat, abandonnant l'idée de quotas obligatoires faute d'accord sur la question. La Grèce et l'Italie accueillent actuellement 40 000 demandeurs d'asile.

Réunis en sommet à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se sont querellés pendant sept heures, jusqu'au milieu de la nuit , sur la question de l'accueil par les Vingt-Huit de ces 40 000 demandeurs d'asile et de 20 000 autres personnes réfugiées hors des frontières de l'UE. Ils se sont finalement mis d'accord surun système de répartition volontaire , s'en tenant au chiffre de 60.000 mais accordant une exemption à la Hongrie, qui avait qualifié le plan d'absurde, et à la Bulgarie, l'un des Etats membres les plus pauvres.

"C'était un débat très intense", a déclaré Angela Merkel à la presse, qualifiant la crise des migrants de "plus grand défi que j'ai connu dans les affaires européennes en tant que chancelière ", elle qui a traversé en dix ans à la tête de l'Allemagne la crise de la dette de la zone euro ou la confrontation avec la Russie.

Tout sauf l'inaction

Exprimant sa frustration, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a regretté un plan à "l'ambition modeste". Les débats, qui se sont terminés un peu avant trois heures du matin, ont donné lieu à de vifs échanges entre opposants et partisans d'une solidarité européenne renforcée, comme le président du Conseil italien Matteo Renzi.

Si vous pensez que l'Europe n'est qu'une affaire de budgets, ce n'est pas l'Europe que nous avions imaginée en 1957 à Rome .

"Aujourd'hui nous n'avons pas de consensus sur des quotas obligatoires pour les migrants", avait admis à son arrivée au sommet de Bruxelles Donald Tusk. "Mais en même temps, un dispositif volontaire ne peut pas être une excuse pour ne rien faire ", avait-il dit, enjoignant aux Etats de prendre de véritables engagements.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a précisé que les ministres de l'Intérieur finaliseraient le dispositif avant la fin du mois de juillet, mais les négociations s'annoncent d'ores et déjà ardues. Les ministres seront chargés de fixer les critères de répartition entre pays membres en fonction de l'économie ou de la population de chaque Etat.

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