Zhou Yongkang n'a plus été vu en public depuis octobre 2013
Zhou Yongkang n'a plus été vu en public depuis octobre 2013 © MaxPPP

Zhou Yongkang a été condamné jeudi à la réclusion à perpétuité pour corruption, abus de pouvoir et divulgation de secrets d'Etat : c’est le plus haut responsable chinois jamais condamné pour une affaire de corruption depuis l'arrivée au pouvoir des communistes.

En soixante-six ans, jamais l’Empire du Milieu n’avait vu un si haut responsable du régime condamné pour corruption : l'ex-chef de la sécurité chinoise condamné, Zhou Yongkang, a été condamné à la prison à vie pour corruption, abus de pouvoir et divulgation de secrets d'Etat. Cette condamnation intervient alors que le président Xi Jinping, en poste depuis 2013, a placé la lutte contre la corruption en tête de ses priorités.

Zhou ne fera pas appel

A l'issue de son procès, qui se tenait à huis clos depuis le 22 mai devant un tribunal de Tianjin, au sud-est de Pékin, Zhou a décidé de ne pas faire appel. L’homme de 72 ans, avait été arrêté, exclu du Parti communiste chinois l'an dernier puis formellement inculpé en avril. Le verdict a été lu à la télévision. Dans l’assistance, après le procès, sous le sceau de l’anonymat, on rapporte que ce sont des militaires, et non des policiers, qui gardait le dignitaire déchu, et que ce dernier s’était montré "coopératif" durant les interrogatoires, qu’il avait eu "une bonne attitude."

L’un des postes les plus puissants du pays

Zhou fut l'un des plus puissants dirigeants chinois dans les années 2000, siégeant au comité permanent du bureau politique du PCC, le plus haut niveau de pouvoir en Chine, et tenant les rênes de l'appareil de sécurité, l'un des postes les plus puissants du pays, jusqu'à sa retraite en 2012. Sa position s'est affaiblie durant le grand remaniement de la direction chinoise fin 2012 qui a propulsé Xi Jinping à la tête du pays.

Les faits reprochés s’étalaient sur plusieurs décennies

Depuis 2013, plus de 300 proches, alliés politiques, associés en affaires, subalternes ou employés de Zhou ont été, arrêtés, placés en détention ou interrogés. Les faits reprochés à l'ancien chef de la sécurité s'étalaient sur plusieurs décennies et remontaient jusqu'à la période où il était directeur général adjoint de la China National Petroleum Corporation et chef du PCC dans la province du Sichuan, au centre-sud du pays. Il n'a plus été vu en public depuis octobre 2013.

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