la dépouille d'ariel sharon exposée devant la knesset
la dépouille d'ariel sharon exposée devant la knesset © reuters

La dépouille d'Ariel Sharon était exposée dimanche devant la Knesset, le parlement israélien, où plusieurs milliers de personnes attendaient de pouvoir rendre hommage à l'ancien Premier ministre, décédé samedi à 85 ans après huit années de coma.

Ariel Sharon, qui fut l'un des principaux chefs de l'armée israélienne avant d'entamer une carrière politique, sera inhumé lundi après-midi près de sa résidence, la "Ferme des sycomores", située dans le sud d'Israël, après des funérailles militaires durant lesquelles des généraux de Tsahal porteront le cercueil.

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La ministre de la Justice, Tzipi Livni, a publié dans une tribune:

On dit que les vieux soldats ne meurent jamais mais qu'ils disparaissent. Arik Sharon a disparu il y a huit ans et aujourd'hui, nous lui disons au revoir pour de bon.

Une cérémonie funèbre aura lieu lundi matin dans le bâtiment de la Knesset. Parmi les dignitaires étrangers attendus figurent le vice-président américain Joe Biden, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier ou encore l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

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Le président Barack Obama ne sera en revanche pas présent, laissant à son vice-président le soin de conduire la délégation américaine. De même, le secrétaire d'Etat John Kerry n'ira pas aux obsèques, "en raison de réunions déjà programmées à Paris sur la situation en Syrie et sur le processus de paix proche-oriental", a dit Jen Psaki, porte-parole du département d'Etat.

"Il était lié à la terre"

Barack Obama a adressé ses condoléances à la famille Sharon et aux Israéliens en évoquant "la perte d'un dirigeant qui a dédié sa vie à l'Etat d'Israël". Comme les Etats-Unis, plusieurs pays étrangers ont rendu hommage à l'homme de paix qu'était pour eux Ariel Sharon, Premier ministre de 2001 à 2006, en rappelant sa volonté de dialogue avec les Palestiniens.

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Ce dialogue est poursuivi aujourd'hui par le gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu, même si les divergences entre les deux camps restent profondes.

"Il était lié à la terre. Il savait que la terre devait être protégée. Et il avait compris par dessus tout que notre existence dépendait de notre capacité à nous protéger par nous-mêmes", a déclaré Benjamin Netanyahu à ses ministres dimanche après une minute de silence.

Les Palestiniens ont pour leur part rappelé qu'Ariel Sharon avait été le chef de guerre dont les troupes ont laissé les miliciens chrétiens libanais massacrer plusieurs centaines de réfugiés dans les camps de Sabra et Chatila en 1982.

Le Hamas a quant à lui évoqué la disparition d'un "tyran" à propos de celui qui avait pourtant pris en 2005 la décision unilatérale de retirer les troupes et les colons israéliens de la bande de Gaza, ouvrant la voie à l'accession au pouvoir du mouvement islamiste dans ce territoire.

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