Claudia Priest, enlevée en Centrafrique, a été libérée.
Claudia Priest, enlevée en Centrafrique, a été libérée. © PhotoPQR/Journal Saône-et-Loire

Claudia Priest, qui avait été enlevée lundi dernier à Bangui a été libérée, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

L'humanitaire française, 67 ans, avait été enlevée lundi à Bangui par des anti-balakas, la milice chrétienne, qui protestait ainsi contre l'arrestation d'un de ses chefs par les casques bleus de la Minusca. Son collègue centrafricain enlevé en même temps qu'elle a aussi été relâché.

Les anti-balakas sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.

Claudia Priest, 67 ans, effectuait en République centrafricaine une mission humanitaire, financée par une association apportant son soutien à des villages de RCA en matière de santé et d'éducation.

Laurent Fabius a eu Claudia Priest au téléphone, et celle-ci est en bonne santé.

Laurent Fabius a remercié le gouvernement centrafricain, les autorités religieuses et notamment l'archevêque de Bangui qui ont activement contribué à la libération de Caludia Priest, sans fournir plus de détails sur les modalités de cette libération à part le fait que les ravisseurs voulaient "un échange qu'ils n'ont pas obtenu".

Selon le père Patrick Omer Mbea, qui a été avec l'archevêque de Bangui le principal négociateur, c'ets la force de la parole qui a permi la libéation de l'otage française

Le père Patrick Omer Mbea avec Etienne Monin

La force Sangaris en plein redéploiement

La France a décidé de retirer progressivement ses troupes de la République centrafricaine où les soldats de la mission des Nations unies, la Minusca, sont en cours de déploiement. De 2.000 aujourd'hui, la force Sangaris passera à 1.700 hommes au printemps et 800 à l'automne.

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L'opération, lancée en décembre 2013, visait à mettre fin aux massacres de masse et à ramener le calme en Centrafrique, pays déchiré par les affrontements entre anciens rebelles musulmans et milices chrétiennes ("anti-Balaka"), qui ont fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés.

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