Le roi d'Espagne Felipe VI a dénoncé le gouvernement catalan alors que celui-ci s'apprête à déclarer l'indépendance de la Catalogne d'ici la fin de la semaine.

700 000 personnes ont manifesté contre les violences de la police espagnole dimanche, lors du référendum
700 000 personnes ont manifesté contre les violences de la police espagnole dimanche, lors du référendum © AFP / ALBERT SALAMÉ / NOTIMEX

Le roi Felipe VI a livré un discours d'une rare fermeté à l'encontre du gouvernement catalan, alors que le président séparatiste Charles Puigdemont assure vouloir proclamer l'indépendance de la région probablement "à la fin de la semaine".

Dimanche, à l'issue du scrutin, M. Puigdemont avait assuré que des "millions" de personnes s'étaient mobilisées pour participer au référendum d'autodétermination de la région, en dépit de son interdiction formelle.

Avec cette consultation, les citoyens de Catalogne ont "le droit d'avoir un État indépendant qui prenne la forme d'une République", avait-il dit.

Le discours du roi était principalement un réquisitoire contre les indépendantistes au pouvoir en Catalogne. Felipe VI a seulement eu deux message pour les citoyens catalans, l’un pour les indépendantistes, l’autre pour les unionistes.

"Aux citoyens de Catalogne, à tous, je veux rappeler que depuis des décennies, nous vivons dans un État démocratique, qui propose des voies constitutionnelles pour que toute personne puisse exprimer ses idées dans le respect de la loi. Je sais bien qu’en Catalogne, il a aussi une grande inquiétude à propos de la conduite des autorités régionales. À ceux qui sont inquiets, je dis qu’ils ne sont pas seuls. Ils ont tout le soutien et la solidarité du reste des Espagnols".

Pour le reste, Felipe VI a marqué les esprits par ce qu’il n’a pas dit : pas d’appel au dialogue, pas de pensée pour les 900 blessés lors des charges policières. Le roi s’est limité à incarner le rôle que lui réserve la Constitution : être le symbole de l’unité et de la permanence de l’Espagne.

Pas sûr que son discours soit bien pris par la population, alors que 700 000 personnes ont manifesté mardi pour protester contre les violences de la police espagnole.

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