"L'interview qui tue" : le film qui ne sortira pas dans les salles américaines
"L'interview qui tue" : le film qui ne sortira pas dans les salles américaines © Sony Pictures

Sony Pictures renonce. Face aux menaces d'une nouvelle attaque informatique, le studio annule la sortie de"L'interview qui tue" prévue le 25 décembre aux Etats-Unis. L'histoire de l'assassinat du leader Kim Jong-Un qui provoque la colère de la Corée du Nord.

C'est rarissime, peut-être même unique dans l'histoire d'Hollywood. La société de Culver City a décidé mercredi 17 décembre, de retirer de l'affiche sa nouvelle comédie à 44 millions de dollars, "L'interview qui tue" ("The Interview"). Sony Pictures redoute une deuxième offensive des hackers qui s'étaient introduits dans ses ordinateurs et ses serveurs le 24 novembre. dernier.

Les explications de Loïc Pialat

Sony n'a pas vraiment eu le choix. Les principaux exploitants de cinémas du pays ont de toute façon décidé de ne pas programmer le film réalisé par Seth Rogen et Evan Goldberg. Mardi dernier en effet, le groupe de hackers "Guardian of peace" a prévenu que les Etats-Unis pourraient subir un nouveau 11 septembre :

Nous allons vous montrer clairement dans tous les lieux où The Interview sera diffusé, notamment lors de l'avant première, à quel destin tragique sont voués ceux qui cherchent à se moquer de la terreur

Et même si ces menaces ont été relativisées par le départdement d'Etat américain, Sony a jugé bon de déprogrammer la sortie, les exploitants craignant eux une cyberattaque qui pourraient leur coûter des millions de dollars. Le piratage massif de Sony a montré de quoi les Gardiens de la paix étaient capables.

Le rôle de Pyongyang

Les enquêteurs américains auraient établi que la Corée du Nord se trouve bien derrière la cyberattaque sur Sony et ces menaces. Peut-être le bureau 121, une unité d'élite spécialisée dans le piratage informatique.

L'histoire de cette comédie dans laquelle on retrouve James Franco et Randall Park dans le rôles de deux journalistes américains approchés par la CIA pour abattre le leader Kim Jong-Un, n'a évidemment pas du tout plu aux autorités nord-coréennes. En juin dernier, Pyongyang estimait que le film était un "acte terroriste" et promettaient des "représailles impitoyables" s'il n'était pas retiré.

C'est notamment la scène finale qui terrifie Hollywood et qui ulcère Pyongyang. Un passage dans lequel on y voyait Kim Jong-Un prendre feu dans l'explosion de son helicoptère. Une scène disparue dans le montage final. Le patron dde Sony lui-même avait demandé à ce que la violence soit atténuée.

Ce retrait décidé par Sony a provoqué le mécontentement d'acteurs et des réalisateurs à Hollywood qui y ont vu "une menace pour la liberté d'expression".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.