Vendredi, les Irlandais étaient appelés à se prononcer par référendum pour ou contre la légalisation de l'avortement. Selon les premiers sondages sortis des urnes, le oui l'emporte largement.

Selon les premiers sondages le Oui l'emporterait à près de 70%
Selon les premiers sondages le Oui l'emporterait à près de 70% © AFP / Paul FAITH

Les résultats officiels seront connus ce samedi après-midi au château de Dublin, après que le dépouillement des bulletins de vote a commencé à 9h, heure locale. Mais d'ores et déjà, les sondages sortis des urnes donnent une large avance au vote en faveur de la légalisation de l'avortement, après le scrutin organisé vendredi.

Abrogation d'un article de la Constitution

Selon un sondage diffusé par la chaîne publique RTE, le "oui" l'emporte à 69,4%, contre 30,6% pour le non. Dès vendredi soir, le Premier ministre Leo Varadkar s'est réjoui de ces chiffres, annonçant "Il semble que nous allons faire l'histoire". Son vice-Premier ministre, Simon Coveney, s'est dit "fier d'être Irlandais"

Les quelque 3,5 millions d'électeurs irlandais étaient appelés à se prononcer vendredi pour ou contre l'abrogation du 8e amendement de la Constitution irlandaise, introduit en 1983, qui interdit l'avortement en raison du droit "de l'enfant à naître (...) égal à celui de sa mère". En 2013, une exception avait été créée en cas de menace pour la vie de la mère. 

Un vote porté par les jeunes

C'est le large soutien des jeunes irlandais qui devrait permettre au "oui" de l'emporter officiellement : le changement était voulu par 87% des 18-24 ans et 83% des 25-34 ans, alors que les plus de 65 ans ont voté majoritairement contre, dans un pays jusqu'ici très attaché à la tradition catholique. 

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Reportage aux côtés des partisans du "oui", dans les rues de Temple Bar, en plein coeur de Dublin

Par Gaele Joly

Il y a trois ans déjà, l'adoption par référendum du mariage homosexuel, avait provoqué une petite révolution dans ce pays qui compte 4,7 millions d'habitants et où la législation sur ces sujets a longtemps été la plus stricte. Si la victoire du "oui" est confirmée, un projet de loi sera élaboré par le gouvernement pour autoriser l'IVG pendant les douze premières semaines de la grossesse, voire les 24 premières en cas de raisons de santé. 

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