[scald=61191:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - L'Italie "a un problème de crédibilité" et ses partenaires européens devront être "vigilants" sur la mise en oeuvre des réformes promises par le président du Conseil Silvio Berlusconi, a déclaré dimanche Alain Juppé.

Lors du sommet du G20 de Cannes, jeudi et vendredi derniers, Silvio Berlusconi, confronté à la défiance de son propre camp, a demandé au Fonds monétaire international (FMI) de surveiller la mise en application de ses engagements en matière de réformes.

"L'Italie a un problème de crédibilité, c'est vrai, il y a un problème de confiance", a dit le ministre français des Affaires européennes sur Europe 1 et i-télé.

"Il faut lutter contre cette défiance", a-t-il souligné, en refusant de se prononcer sur la personne même de Silvio Berlusconi, contestée sur les plans intérieur et européen.

La surveillance du FMI "est de nature à calmer les marchés", a poursuivi Alain Juppé tout en concédant que cette mesure ne serait pas suffisante.

"Il faudra être vigilant, s'assurer, comme ça a été décidé, que sur la base des rapports du FMI, les réformes seront faites", a-t-il dit.

La pression des marchés financiers et des autres pays de la zone euro sur l'Italie s'est accrue ces derniers jours alors que le gouvernement de Silvio Berlusconi tarde à mettre en application ses promesses de réforme des retraites et du marché du travail ou encore de privatisations.

Sophie Louet

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