En Italie, le vote de la chambre des députés
En Italie, le vote de la chambre des députés © Maxppp/LaPresse/Fabio Cimaglia

On a souvent comparé l’instabilité politique italienne à la quatrième République française. Le Parlement italien a choisi le principe de la majorité et a définitivement approuvé lundi une nouvelle loi électorale qui doit entrer en vigueur en 2016.

Finies, en principe, les coalitions introuvables ou hétéroclites. Le nouveau mode de scrutin garantit une majorité de quelque 55% des sièges de la Chambre des députés au parti arrivé en tête.

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Matteo Renzi s’est félicité du vote sur Twitter :

Engagement maintenu, promesse respectée. L'Italie a besoin de ceux qui ne disent pas toujours non. En avant avec humilité et courage.

Le texte a pourtant été vivement critiqué

Une partie de l'opposition a choisi de ne pas participer au vote, et au sein même du PD, le parti de Matteo Renzi les critiques n'ont pas manqué sur le thème de la dérive anti-démocratique. Pour la dernière lecture à l'Assemblée, le Président du Conseil a donc choisi d'engager la responsabilité du gouvernement

Ce que dit la loi

La nouvelle loi électorale, prévoit d'assurer la majorité des sièges, soit 340 sur 630, au parti qui obtiendra au moins 40% des voix au premier tour des législatives, et non plus à la coalition de partis. Si aucune formation ne franchit ce seuil, un second tour est prévu deux semaines plus tard entre les deux partis arrivés en tête, pour déterminer qui bénéficiera de la prime à la majorité. La loi fixe à 3% le seuil pour obtenir des sièges, ce qui assure aux principaux petits partis la certitude d'être représentés.

Pour être véritablement efficace, cette loi doit cependant être complété par une révision constitutionnelle réduisant fortement les pouvoirs du Sénat - qui jouit pour l'instant des mêmes prérogatives que la Chambre des députés. Ce projet devrait faire l'objet d'un référendum.

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