L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura
L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura © Reuters / Denis Balibouse

L'ONU a annoncé l'ouverture officielle des négociations de Genève sur la Syrie lundi en exhortant les grandes puissances à entamer immédiatement des discussions sur les moyens de mettre en place des cessez-le-feu dans le pays.

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a précisé que ces "entretiens de proximité" avaient formellement débuté par sa rencontre avec une délégation de l'opposition, une annonce immédiatement jugée prématurée par cette dernière.

L'inquiétude des opposants face à la situation humanitaire

Staffan de Mistura a dit comprendre l'inquiétude des opposants face à la situation humanitaire en Syrie et a invité le gouvernement de Damas à libérer les femmes et les enfants qu'il détient afin de "montrer qu'il se passe quelque chose".

Monzer Makhous, un membre du Haut Conseil pour les négociations (HCN) de l'opposition, a prévenu que les mesures de bonne volonté du gouvernement de Bachar al Assad devaient intervenir "dans les prochains jours", sans quoi sa délégation se désengagera des pourparlers.

"Le régime syrien doit montrer de manière directe, franche et sans ambiguïté qu'il est prêt à appliquer sans délai les articles 12 et 13 (de la résolution 2254 des Nations unies) et cela ne doit pas prendre plus de quelques jours", a déclaré Monzer Makhous à la chaîne Al Arabiya.

L'article 12 de la résolution adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité le 18 décembre demande l'accès de l'aide humanitaire aux zones assiégées et l'article 13 exige l'arrêt du bombardement des populations civiles.

L'ouverture des pourparlers

"Si ce n'est pas le cas, le HCN ne participera à aucune autre discussion. Nous avons dit clairement à l'émissaire de l'Onu qu'il ne doit pas interpréter à tort les échanges que nous avons avec lui comme le début d'un processus de négociation", a-t-il ajouté.

Staffan de Mistura a souligné que négocier une trêve ne faisait pas partie de ses attributions et il a dit avoir rappelé aux puissances internationales qu'elles s'étaient engagées à aborder ce sujet dès l'ouverture des pourparlers.

Ceux-ci doivent se dérouler de manière indirecte, avec les délégations de chaque camp réunies dans des pièces séparées. Staffan de Mistura a indiqué qu'il rencontrerait à nouveau mardi l'opposition ainsi que la délégation gouvernementale.

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