[scald=70269:sdl_editor_representation]GENEVE (Reuters) - Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a appelé vendredi les "principales organisations" onusiennes "à prendre les mesures appropriées" pour mettre fin aux crimes contre l'humanité commis en Syrie et dénoncés dans un récent rapport.

Par 37 voix pour, quatre contre - dont la Chine et la Russie - et six abstentions, le Conseil des droits de l'homme condamne "les violences flagrantes et systématiques" commises par les forces de sécurité syriennes comparables à des crimes contre l'humanité.

Le texte adopté à Genève va également permettre de désigner un rapporteur spécial de l'Onu sur la situation des droits de l'homme en Syrie.

L'ambassadeur syrien Faysal Khabbaz Hamoui a dénoncé un texte "politisé" qui vise à "fermer la porte" à une coopération constructive.

Mais pour les Etats-Unis, cette résolution, qu'ont votée les cinq Etats arabes siégeant au Conseil des droits de l'homme, "prépare le terrain à une initiative forte de l'Onu si d'autres entités décident de saisir cette occasion", a dit l'ambassadrice américaine Eileen Chamberlain Donahoe.

Dans un communiqué, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a salué ce vote qui, dit-il, "confirme, une nouvelle fois, l'isolement international du régime de Bachar al Assad qui continue à bafouer les droits de l'homme".

Stephanie Nebehay; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le service français

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