Opération Sangaris
Opération Sangaris © EPA/MAXPPP

Depuis un mois l'armée française est déployée en Centrafrique. L'opération de "sécurisation" du pays est beaucoup plus compliquée qu'annoncée : "la situation est dure" a reconnu le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui dément toutefois tout risque d'enlisement.

L'opération Sangaris a commencé dans le nuit du 5 au 6 décembre dernier.

Les militaires français tentent de maintenir l'ordre et participent à des patrouilles communes avec les soldats tchadiens depuis quelques jours.

Aujourd'hui, le centre de Bangui est vide : les habitants ont fui les combats et les tueries inter-communautaires ont fait plus de 1000 morts. Près de l'aéroport M'Poko, plus de 100 000 personnes s'entassent désormais dans le camps de déplacés, sans aucune aide alimentaire, ni aucune tente.

1600 soldats français sur place : un effectif insuffisant selon le colonel Michel Goya, historien à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire:

On est pas assez nombreux pour sécuriser une ville de 1,2 million d'habitants.

Selon lui, il faudrait déployer "au moins 5000 soldats dans Bangui".

Malgré l'intervention française, la situation reste explosive: précisions de Simon Tivolle

Jean-Yves Le Drian le reconnaît:

La situation est dure.

Impossible de compter sur le renfort de troupes de l’ONU. Il faut donc faire avec les 1.600 soldats français qui essaient de sécuriser Bangui, la capitale, dans des conditions très difficiles.

Pour sauvegarder un lien, comme une ultime ligne de survie pour les centaines de milliers d'habitants déplacés ou bien sans nouvelle de leurs proches, une radio résiste aux pressions du pouvoir centrafricain.

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