À Kansafra en mai 2015
À Kansafra en mai 2015 © REUTERS/Abed Kontar

Selon les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), les djihadistes de l'État islamique ont eu recours à un gaz toxique les 28 et 29 juin au cours d'offensives menées dans la province d'Hassaké, dans le nord-est de la Syrie.

La nature de ce gaz n'a pu être déterminée précisément, selon Redur Xelil, porte-parole de la milice. Aucun combattant des YPG n'y a succombé parce que tous ceux qui ont été exposés ont été rapidement hospitalisés, a-t-il poursuivi. Ces attaques au gaz étaient sans précédent pour les YPG, qui ont repris de vastes secteurs du nord-est de la Syrie à l'Etat islamique avec l'appui de la coalition formée à l'initiative des États-Unis.

Les précisions de Beyrouth d'Hélène Bourgon

La milice kurde enquête avec l'aide d'une équipe d'experts étrangers, dit-elle dans un communiqué. Elle ajoute avoir découvert des masques à gaz sur des combattants de l'organisation État islamique au cours du mois écoulé, ce qui, selon elle, "confirme qu'ils sont prêts et équipés pour utiliser des armes chimiques sur la ligne de front".

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui dresse un bilan quotidien du conflit à l'aide d'un réseau d'informateurs locaux, dit lui aussi disposer de documents montrant que l' organisation État islamique a utilisé un gaz le 28 juin près du village de Tel Brak. Douze combattants kurdes y ont été exposés, poursuit-il. L'Observatoire ajoute sans plus de détails qu'une autre attaque au gaz survenue à Hassaké, chef lieu de la province du même nom, lui a été signalée.

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