Militaires afghans à Kaboul
Militaires afghans à Kaboul © MaxPPP/Wostok Press/Delphine Renou

La force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) doit faire ses adieux à l'Afghanistan dimanche au cours d'une cérémonie destinée à marquer la fin de 13 ans de combats dans un pays toujours en proie à une insurrection violente. L'Armée Afghane doit maintenant faire face seule aux Talibans qui contrôlent les routes autour de Kaboul.

Environ 12.500 hommes resteront en Afghanistan pour aider les forces de sécurité afghanes, la nouvelle mission qui commencera le 1er janvier 2015, s'appellera "Soutien résolu".

L'armée afhane ce sont 350.000 hommes qui vont devoir assumer seuls la sécurité face aux talibans.

La force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a compté jusqu'à 130.000 soldats d'une cinquantaine de pays en 2011, au plus fort de l'engagement de l'Otan. 3.485 soldats de l'Isaf sont morts depuis 2001.

Les violences récentes, notamment à Kaboul, ont souligné les difficultés de la force internationale à venir à bout de l'insurrection des talibans. Selon les Nations unies, les victimes civiles ont augmenté de 19% en 2014, avec 3.188 morts comptabilisés fin novembre.

La police et l'armée afghanes ont subi de lourdes pertes avec plus de 4.600 morts au cours des 10 premiers mois de 2014, soit plus de pertes que l'ensemble des pays contributeurs de l'Otan depuis 2001.

A Kaboul, la correspondance d'Antoine Giniaux

Une cérémonie a eu lieri dimanche à kaboul, conduite par le général américain John Campbell, commandant de l'Isaf dans l'enceinte fortifiée du quartier général de la force à Kaboul. Le général Campbell a dressé un bilan positif de l'action militaire de l'Otan dans le pays. "Ensemble... nous avons élevé les Afghans hors des ténèbres et du désespoir et nous leur avons donné de l'espoir pour l'avenir", a-t-il dit.

"On ne peut pas voir ni un échec absolu, ni un succes entier de ces 13 ans en Afganistan"

Si Hervé Morin rappelle la scolarisation des petites fillles et l'élections d'un parlement en 2004, l'ancien ministre de la Défense reconnait qu'ensuite "ça s'est enrayé" et queni la France ni l'Otan ne sont arrivés aux buts qu'ils s'étaient fixés.

Probablement à l'origine de tout celà il y a eu une erreur

Hervé Morinavec Patrick Boyer

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