[scald=63949:sdl_editor_representation]BRUXELLES (Reuters) - Un accord préliminaire a été conclu par les Européens pour étendre à de nouveaux responsables du régime syrien les sanctions imposées contre la répression du mouvement de contestation, a annoncé lundi un responsable de l'Union européenne.

L'accord devrait être confirmé dans la journée par les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, qui devraient également confirmer l'interdiction de tout accès de la Syrie aux financements de la Banque européenne d'investissement (BEI), ajoute-t-on de même source.

Le mois dernier, les dirigeants européens ont prévenu la Syrie qu'elle s'exposerait à de nouvelles sanctions s'il n'était pas mis fin à la répression.

Depuis la mi-mars, début de la contestation contre le régime de Bachar al Assad, plus de 3.500 personnes ont été tuées en Syrie, selon les Nations unies.

Les sanctions européennes concernent actuellement 56 personnalités liées au pouvoir, dont Bachar al Assad, et 19 sociétés ou entités syriennes.

Les importations de pétrole brut syrien sont soumises à un embargo depuis septembre et les entreprises européennes n'ont plus le droit d'investir dans le secteur pétrolier.

Des sanctions ont également été prises contre Syriatel, la principale entreprise syrienne de téléphonie mobile, et contre la Cham Holding, premier groupe privé du pays.

"Il est très important que l'Union européenne envisage des mesures additionnelles pour accentuer la pression contre le régime d'Assad afin de stopper les violences inacceptables contre le peuple syrien", a dit le chef de la diplomatie britannique, William Hague, à Bruxelles.

Justyna Pawlak; Henri-Pierre André pour le service français

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