[scald=39347:sdl_editor_representation]SOPOT, Pologne (Reuters) - L'Union européenne a décidé vendredi d'imposer un embargo sur le pétrole syrien et d'étendre les sanctions à l'égard du régime de Bachar al Assad afin d'accroître la pression sur ce dernier.

Les Etats-Unis, l'UE et les puissances occidentales souhaitent que le gouvernement de Damas mette un terme à la répression qui, selon l'Onu, a fait quelque 2.000 victimes civiles depuis le début du soulèvement en mars.

Ces mesures, qui entreront en vigueur samedi et concernent quatre individus et trois entités supplémentaires, ont été annoncées alors que les ministres européens des Affaires étrangères participent à une réunion informelle à Sopot en Pologne, vendredi et samedi.

L'UE a déjà visé plusieurs dizaines de responsables syriens avec des interdictions de visas et des gels d'avoirs et interdit les relations commerciales avec les entreprises militaires liées aux violences dans le pays.

Mais ces sanctions ont eu peu ou pas d'effets jusqu'à maintenant et les analystes considèrent que l'embargo, qui s'attaque pour la première fois au secteur industriel syrien, ne devrait pas peser de manière déterminante sur la capacité de Bachar al Assad à se financer.

Parallèlement, les Vingt-Sept ont mis un terme aux sanctions similaires qui pesaient sur les banques, les compagnies pétrolières et les ports libyens dans le but de soutenir la transition du pays après quatre décennies du régime de Mouammar Khadafi.

Pas mois de 28 entités libyennes ont vu les restrictions sur leurs activités levées, dont les ports de Tripoli, Al Khoms, Brega, Ras Lanouf, Zaouïah et Zouara.

La compagnie aérienne Libyan Arab Airlines, la compagnie énergétique Ras Lanuf Oil and Gas Processing Co. et les banques National Commercial Bank, Gumhouria Bank, Sahara Bank et First Gulf Libyan Bank ont été retirées de la liste des sanctions.

Cette décision intervient au lendemain d'une conférence internationale organisée à Paris au cours de laquelle une soixantaine de pays et d'organisations ont prôné le dégel rapide des dizaines de milliards de dollars d'avoirs libyens bloqués et demandé dans le même temps aux nouvelles autorités libyennes d'oeuvrer à la réconciliation.

Les discussions doivent se poursuivre à Sopot, où les chefs de la diplomatie des Vingt-Sept se pencheront également sur le processus de paix au Proche-Orient et la question d'un Etat palestinien dans la perspective de l'assemblée générale des Nations Unies à la fin du mois.

Julien Toyer, édité par Jean-Loup Fiévet

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