Poutine et Porochenko se sont rencontrés mardi
Poutine et Porochenko se sont rencontrés mardi © Reuters / Sergei Bondarenko

Quelques heures après le retour de la mission diplomatique franco-allemande à Kiev puis Moscou, le président ukrainien Petro Porochenko accuse à nouveau la Russie d'ingérence, preuves à l'appui, et demande un soutien militaire à ses alliés européens.

Pendant sa déclaration, le président ukrainien a brandi des passeports de soldats russes qu'il dit avoir été trouvés sur le territoire ukrainien et qu'il a qualifiés de preuve de la présence de troupes étrangères.

La question ukrainienne ne sera pas réglée tant que les peuples et les dirigeants en Europe et dans le monde entier n'apporteront pas un solide soutien aux volonté d'indépendance des ukrainiens, qu'il soit politique, économique ou encore militaire.

Petro Porochenko enfonce le clou en rappelant que l'Ukraine est "une nation indépendante qui a le droit de défendre son peuple. Au cours de l'offensive, nous nous sommes montrés responsables et nous n'avons jamais utilisé d'équipement défensif pour attaquer.

Pas question non plus de modifier de la "ligne de démarcation" établie lors de la rédaction du Protocole de Minsk, qu'il estime être un point de départ non négociable aux nouvelles discussions avec la Russie et les séparatistes.

L'Ouest divisé sur la question

La possibilité d'une aide voire d'une intervention militaire divise profondément le camp occidental. Là où l'Otan estime inévitable de telles actions dans un avenir proche, pour éviter une guerre totale dans la région, la chancelière allemande Angela Merkel s'est prononcée contre une livraison d'armes.

Je comprends ce débat, mais je crois qu'un surcroît d'armes ne conduira pas aux avancées dont l'Ukraine a besoin . J'en doute fort C'est un fait que le conflit ukrainien ne peut pas être résolu militairement, aussi je pense que nous devrions concentrer nos efforts sur d'autres aspects. Il y a déjà une grande quantité d'armes dans la région et je ne crois pas que cela rende plus plausible une solution militaire.

Dans la matinée, François Hollande s'est lui aussi exprimé sur le sujet, estimant qu'il ferait tout, avec Angela Merkel, "pour qu'il y ait un accord". Mais pour cela, " il faut que les acteurs eux mêmes l'admettent, le veulent.. À nous de les mener vers la conclusion."

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