Ne vous y trompez pas : si le petit air de Jamala, la candidate ukrainienne, ressemblait comme deux gouttes d'eau à une traditionnelle chanson de l'Eurovision, la réalité était tout autre. En dénonçant à travers ses paroles, en anglais, la tragédie vécue par son peuple, les Tatars de Crimée, lors des déportations staliniennes, la jeune interprète de 32 ans faisait déjà un beau pied de nez au pouvoir russe. En ayant le culot d'aller jusqu'à gagner le concours, elle a sans nul doute agacé en haut lieu.

Le candidat russe, Sergueï Lazarev, sur lequel son pays comptait beaucoup, notamment pour redorer l'image du pays à l'international et éventuellement accueillir le concours l'année prochaine, a tout de même réalisé une belle performance en prenant la troisième place. En 2015 l'Ukraine, en pleine guerre civile, avait dû renoncer à sa participation.

Après sa victoire, la chanteuse ukrainienne est remontée sur scène, très émue, pour interpréter à nouveau "1944".

L'Eurovision 2017 aura donc lieu à Kiev, en Ukraine. Ou peut-être "à Kiev, en Russie", ironisaient certains sur Twitter, où plus de sept millions de messages ont été envoyés pendant le concours de l'Eurovision.

La France brise la malédiction

Le candidat français, Amir, avait atteint la troisième place dans le coeur des jurys professionnels, mais le vote des spectateurs l'a fait redescendre à la 6e position. Une place tout à fait honorable pour le jeune homme, qui met ainsi fin à des années de disette. La France n'était plus arrivé aussi haut dans le classement depuis 2002.

Pour Amir, c'est donc une joie d'avoir participé à cette soirée (au micro de Sébastien Baer)

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