combats en ukraine pour le contrôle de l'aéroport de loubiansk
combats en ukraine pour le contrôle de l'aéroport de loubiansk © reuters

Le gouvernement ukrainien a annoncé ce mercredi se préparer au combat en réaction à une concentration des troupes russes et des forces rebelles dans l'est de son territoire, où l'Otan a confirmé la présence de convois militaires venus de Russie.

L'escalade militaire fait craindre à une guerre de grande ampleur. A un point tel que le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir d'urgence en fin de journée pour discuter de la crise et entendre des représentants de l'OSCE chargée d'observer l'application du cessez-le-feu conclu en septembre par Kiev et les séparatistes, aujourd'hui moribond.

Nous observons leurs mouvements, nous savons où ils se trouvent et nous nous attendons à des agissements imprévisibles de leur part

"Nous observons un renforcement de la part des groupes terroristes ainsi que de la part de la Russie. Nous observons leurs mouvements, nous savons où ils se trouvent et nous nous attendons à des agissements imprévisibles de leur part ", explique ainsi le ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak. Ajoutant dans la foulée que les troupes allaient être redéployées.

Pour la première fois depuis la trêve du 5 septembre, l'Otan a confirmé l'entrée de convois militaires russes dans l'est de l'Ukraine. Depuis vendredi, l'Ukraine dénonce l'entrée sur son territoire de matériels lourds à partir de la Russie. Moscou a obstinément démenti dans le passé toute implication dans les affrontements chez son voisin.

"Lignes rouges" franchies

L'Ukraine devait faire l'objet dans la soirée d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU qui devait entendre le chef de la mission de l'OSCE et une autre représentante de l'organisation. Accusant Moscou d'avoir "franchi des centaines de lignes rouges " dans la crise ukrainienne, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a appelé la communauté internationale à "cesser de souffrir de daltonisme géopolitique ", jugeant que l'Occident n'avait pas été assez ferme.

La veille, la chancelière allemande Angela Merkel avait indiqué que l'Union européenne ne prévoyait pas de nouvelles sanctions contre la Russie, mis à part la possibilité d'allonger la liste des responsables ukrainiens prorusses visés par les sanctions existantes. Le dossier doit être abordé pendant une rencontre ministérielle à Bruxelles lundi prochain.

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