Dans la ville syrienne d'Alep dévastée par les bombardements, les habitants survivent dans des conditions sanitaires effroyables, manquant d'eau et d'accès aux médicaments.

Un homme d'Alep boit de l'eau apportée par une organisation humanitaire.
Un homme d'Alep boit de l'eau apportée par une organisation humanitaire. © AFP / Mustafa Sultan / ANADOLU AGENCY

Depuis une semaine, l'armée syrienne de Bachar El Assad, appuyée par les avions de son allié russe, bombarde sans relâche la ville d'Alep, où survient encore 250 000 habitants. Les quartiers tenus par les rebelles sont dévastés, l'aide humanitaire est bloquée hors de la ville par les bombardements. Depuis mercredi, les ONg partenaires de l'UNICEF qui parvenaient encore à travailler sur place, pour tenter de remettre en état des puits d'eau potable, n'y ont plus accès.

La population d'Alep se retrouve donc dans des conditions sanitaires catastrophiques, selon le directeur général de l'UNICEF France, Sébastien Lyon:

Les principales sources d'eau potable ont été coupées avec les intenses bombardements depuis la semaine dernière. Des familles, des enfants sont obligés de boire de l'eau récupérée dans des cratères de bombes Sans eau potable, les enfants sont vraiment en danger des maladies toutes simples comme la diarrhée, mais qui font des morts

La catastrophe sanitaire est d'autant plus alarmante, que les quartiers d'Alep tenus par les groupes rebelles syriens, survivent en état de siège depuis des mois. L'aide humanitaire n'arrivant plus, l'accès aux médicaments aux soins médicaux est extrêmement compliquée.

Il y a moins de trente médecins qui restent opérationnels pour unepopulation de 250 000 personnes dont 100 000 enfants. Les médicaments de première nécessité manquent

Mercredi, les deux plus grands hopitaux de la partie rebelle d'Alep, gérés par une ONG américaine, ont été endommagés par des bombardements et des tirs d'artillerie. L'ONU dénonce des "crimes de guerre" commis à Alep par l'armée syrienne avec la complicité des russes.

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