Distribution de vivres dans la gare de Salzbourg
Distribution de vivres dans la gare de Salzbourg © MaxPPP

L'afflux de migrants s'est poursuivi dimanche entre la Hongrie, l'Autriche et l'Allemagne, mettant à rude épreuve la cohésion de l'Union européenne sur la réponse à apporter à cette crise migratoire.

Hier l’Autriche, la Hongrie. Puis l’Allemagne. Ce dimanche, l'afflux de migrants s'est poursuivi en Europe, mettant à rude épreuve la cohésion de l'Union sur la réponse à apporter à cette crise migratoire. Le pape François a invité toutes les paroisses et les communautés religieuses d'Europe à accueillir une famille de réfugiés, un geste de solidarité qui débutera au Vatican. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, doit présenter mercredi au Parlement de Strasbourg un plan qui prévoit de porter de 40.000 à 160.000 le nombre de demandeurs d'asile arrivés en Italie, en Grèce et en Hongrie, à répartir dans les autres pays de l'Union sur la base de quotas nationaux.

L’Allemagne s’attend à accueillir 800.000 migrants et réfugiés cette année

Les mesures seront ensuite examinées par les ministres de l'Intérieur de l'UE le 14 septembre. Dimanche, un convoi de 140 véhicules transportant des vivres et de l'eau potable a quitté Vienne pour aller à la rencontre de migrants qui ont quitté Budapest à pied en direction de l'Autriche, d'où ils espèrent gagner ensuite l'Allemagne. Les pays européens sont divisés sur les mesures à prendre pour faire face à ce flot migratoire en provenance du Proche-Orient, d'Afrique et d'Asie. L'Allemagne, qui s'attend à accueillir au total 800.000 migrants et réfugiés cette année, a appelé les autres Etats membres de l'UE à partager le fardeau. La Grande-Bretagne consacrera une partie de son budget d'aide au développement à l'accueil de réfugiés fuyant la guerre en Syrie, a annoncé le ministre des Finances, George Osborne. Le Premier ministre David Cameron a déclaré vendredi que son pays allait accueillir "des milliers" de réfugiés syriens supplémentaires.

Bernard Cazeneuve convoque une réunion de travail le 12 septembre

En Turquie, où il participait samedi à une réunion du G20, George Osborne a entrouvert la porte à la participation de la Grande-Bretagne aux frappes aériennes de la coalition internationale contre l'Etat islamique en Syrie, afin de s'attaquer "à la source" au problème des migrants. Selon le journal Le Monde, la France envisage aussi de mener des frappes aériennes contre l'Etat islamique en Syrie et non plus seulement en Irak, tandis que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a adressé une lettre aux maires du pays pour les inviter à une réunion de travail le 12 septembre afin de concrétiser leurs propositions d'accueil des réfugiés. La France pourrait accueillir 27.000 réfugiés si la proposition de Jean-Claude Juncker est entérinée. Un sondage pour le quotidien Aujourd'hui en France montre cependant que 55% des Français sont hostiles à un assouplissement des règles d'octroi du statut de réfugié.

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