La Bolivie est un pays enclavé, qui n’a pas d’accès à la mer, et ce depuis une invasion chilienne, et une guerre perdue par les Boliviens, en 1883. Malgré l'impulsion du président bolivien Evo Morales, la Cour internationale de justice ne forcera pas le Chili à négocier.

Depuis cinq ans, la Bolivie tente de récupérer son accès à la mer par recours juridiques.
Depuis cinq ans, la Bolivie tente de récupérer son accès à la mer par recours juridiques. © AFP / Ignacio MUNOZ / ATON CHILE

Cinq ans de procédure, et une déception pour la Bolivie. La Cour internationale de justice a rejeté lundi la demande de la Bolivie qui souhaitait obliger le Chili "à négocier de bonne fois un accès souverain à la mer". "La Cour, par 12 voix contre 3, a constaté que la République du Chili ne s'est pas acquittée d'une obligation juridique de négocier un accès souverain avec la Bolivie", a déclaré Abdulqawi Ahmed Yusuf, juge président de la Cour basée à La Haye.

Enjeu électoral

Les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 1978 et la question maritime est au cœur de la discorde. Selon Evo Morales le président bolivien, le fait de n’avoir pas accès à la mer est un frein à la croissance du pays et à son ouverture au monde.

Mais ici beaucoup voient dans la demande maritime un objectif beaucoup moins noble pour le président bolivien : récupérer un peu de popularité, et pouvoir ainsi se faire réélire l’an prochain, lui qui brigue un quatrième mandat, alors qu’en principe la constitution bolivienne l’interdit. 

Mais le chef de l’État s’est défendu la semaine dernière à l’assemblée générale des Nations Unies : "Ce conflit ne peut pas être ramené à un objectif conjoncturel, d’ordre politique ou électoral. Il remonte aux origines mêmes de ce différend territorial, qui date de la fin du XIXe siècle." 

Du côté du Chili, les autorités l’ont exprimé à plusieurs occasions, ils ne céderont pas un seul centimètre carré de leur territoire.

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