Moins d'un mois après l'investiture de Donald Trump, son conseiller en sécurité intérieure démissionne, accusé d'avoir eu des contacts illégaux avec la Russie.

Michael Flynn, le 20 janvier dernier lors de la cérémonie d'investiture de Donald Trump
Michael Flynn, le 20 janvier dernier lors de la cérémonie d'investiture de Donald Trump © AFP / SAUL LOEB / POOL

L'ancien général américain Michael Flynn, nommé conseiller à la sécurité nationale du président Trump aux Etats-Unis, n'a pas tenu très longtemps à son poste : moins d'un moins après l'investiture du 45e chef d'Etat américain, et quatre jours seulement après des révélations sur des échanges avec la Russie, le conseiller a annoncé sa démission, lundi.

Âgé de 58 ans, Michael Flynn était dans le collimateur depuis vendredi et la révélation dans le Washington Post et le New-York Times de conversations par téléphone avec l'ambassadeur de Russie à Washington, Serguey Kislyak. Il y était question des sanctions prises par Barack Obama contre la Russie pour son ingérence présumée dans les élections américaines.

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Discussions illégales

Alors même que le président sortant annonçait l'expulsion de 35 diplomates russes, le futur conseiller en sécurité nationale de Donald Trump, qui l'avait déjà épaulé pendant la campagne présidentielle, assurait l'ambassadeur russe que l'administration Trump saurait se montrer moins sévère. Des discussions illégales selon la presse, qui souligne que pour le ministère de la Justice, l'existence de ces conversations représentait aussi un risque de chantage pour la Maison-Blanche.

Dans sa lettre de démission adressée lundi, Michael Flynn a exprimé ses excuses et a reconnu "avoir par inadvertance trompé le vice-président élu et d'autres personnes avec des informations incomplètes sur [ses] discussions téléphoniques avec l'ambassadeur de Russie" : Michael Flynn avait en effet affirmé à Mike Pence qu'il n'avait jamais été question des sanctions contre la Russie dans ces conversations - ce que le vice-président avait ensuite affirmé à son tour.

Positions radicales

Depuis le début de la campagne de Donald Trump, Michael Flynn, nommé en 2012 patron du renseignement militaire par Obama, puis congédié, et devenu l'un des principaux détracteurs de l'ancien président, s'était fait remarquer pour ses prises de position radicales. Il défendait l'idée d'une "alliance ennemie allant de Pyongyang à la Havane et Caracas" qui "récupère des pays musulmans radicaux et des organisations comme l'Iran, Al-Qaida, les talibans et l'Etat Islamique".

Critiqué aussi pour avoir affirmé son soutien au président turc Erdogan, et pour avoir accepté de l'argent de groupes soutenus par la Russie, il avait été nommé conseiller à la sécurité intérieure dès la mi-novembre. "Je suis ravi que le général Flynn soit à mes côtés alors que nous oeuvrons pour vaincre le terrorisme islamique radical", avait alors déclaré Donald Trump.

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La Maison-Blanche, à la suite de la démission de Michael Flynn, a désigné un autre général à la retraite, Joseph Kellog, pour prendre le relais sur ce poste stratégique, par intérim pour l'instant.

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