Artur Mas et Oriol Junqueras, les pro indépendance fêtent la victoire
Artur Mas et Oriol Junqueras, les pro indépendance fêtent la victoire © AP Photo/Manu Fernandez

Les partis favorables à l'indépendance de la Catalogne ont remporté les élections régionales et sont majoritaires en sièges au parlement. Ils veulent maintenant engager la région sur la voie de l'indépendance, malgré la ferme opposition de Madrid

Un taux de participation exceptionnel, à 78% et une majorité absolue pour les pro-inédpendance de la Catalogne avec 68 sièges sur les 135 que compte le parlement, auquels qil faut ajouter le dix sièges du parti de gauche CUP, également sécessionniste.

Ensemble, les deux listes séparatistes obtiennent 47,8% des suffrages. Ils manquent dnoc la majorité absolue en voix, ce qui permet au porte-parole du Parti populaire (PP), au pouvoir en Espagne, que les Catalans ont rejeté l'indépendance :

La majorité des Catalans a rejeté l'indépendance. Évidemment, demain, tout continue comme avant, en Catalogne: Ce que le gouvernement (régional) doit commencer à faire, c'est gouverner pour tous les Catalans et arrêter les débats indépendantistes et identitaires qui ont échoué.

A Mardrid, l'analyse de Marie-Hélène Ballestéro

L'indépendance d'ici dix-huit mois

Le président indépendantiste avait promis qu'en cas de victoire, lui et ses alliés mèneraient la Catalogne vers l'indépendance, en 2017 au plus tard. Dimanche soir, devant une foule en liesse qui agitair les drapeaux de la Catalogne face au siège de la coalition, Artur Mas a revendiqué la victoire.

Le oui a gagné, la démocratie a gagné. Nous avons un mandat démocratique (...) nous avons une énorme légitimité pour aller de l'avant avec notre projet.

Un moment historique vécu pleinement par les Catalans et Frédéric Bourgade

Pour Artus Mas, ces élections amrquent donc le début d'un processus qui doit aboutir en 18 mois ou deux ans, à l'adoption de la Constitution du nouvel Etat, qui sera elle aussi soumise à référendum. Entretemps, il veut négocier avec l'Espagne une séparation à l'amiable et avec l'Union européenne le maintien de la Catalogne dans l'Union.

Un projet auquel Madrid est farouchement opposé

Avant les crutin, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, a multiplié les interventions dans les médias et les meetings pour évoquer le risque "d'instabilité", de "tensions" pour le pays et surtout des risques pour la monnaie et les retraites. Une menace renforcée par les propos du gouverneur de la Banque d'Espagne. pour Luis Maria Linde, laccession de la Catalogne à l'indépendance entraînerait sa sortie automatique de la zone euro et celle, probable, de l'Union européenne.

Les ministre des Affaires étrangère espanols a mis en garde les catalans qui risqueraient la perte de nationalité espagnole et de citoyenneté européenne, selon lui, avant de promettre une catastrophe financière.

Pour ne pas être en reste, le président de la Ligue espagnole de football à menacé à son tour le FC Barcelone et les clubs catalans de ne pourraient pas disputer la Liga en cas de sécession de la Catalogne.

Deuxième tentative pour les indépendantistes

Le 9 novembre, le gouvernement régional dirigé par l'indépendantiste Artus Mas, avait organisé ce vote n'ayant pas de valeur juridique, en passant outre la suspension ordonnée par le Tribunal constitutionnel à la demande du gouvernement conservateur espagnol. Plus de deux millions de personnes s'étaient rendues aux urnes et 1,9 million avaient voté en faveur de l'indépendance, sur les 6,3 millions qui étaient invitées à se prononcer. Une consultation jugée inconstitutionnelle par, le tribunal constitutionnel car selon la Constitution espagnole une région ne peut se prononcer seule sur une éventuelle sécession.

La Catalogne représente 16% de la population de l'Espagne et 19% de son PIB.

La Catalogne en chiffres
La Catalogne en chiffres © idé
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