La Corée du nord met Pékin dans une position inconfortable, d’autant que ses provocations conduisent à des exercices militaires américains en mer de Chine

L'un des lancement de missiles nord-coréens surveillés par Kim Jong-un
L'un des lancement de missiles nord-coréens surveillés par Kim Jong-un © Reuters / KCNA KCNAHEADLINE

La Chine est toujours la seule alliée du régime de Pyongyang et doit peut-être commencer à le regretter. Pékin a proposé le 8 mars dernier un compromis pour éviter "une collision" entre les deux Corées. Un compromis qui verrait le Nord suspendre son programme nucléaire en échange de l'arrêt des manœuvres militaires lancées par les Etats-Unis au Sud.

Des manœuvres qui irritent également Pékin, mais qui font suite aux provocations incessantes du régime de Kim Jong-Un et ses tirs de missiles nord-coréens, dont trois sont tombés dans les eaux japonaises. Car si la Chine s'oppose au programme nucléaire du Nord, Pékin a lancé parallèlement une mise en garde à la Corée du Sud à propos du bouclier antimissile américain.

Les Américains s'impliquent

Après les tirs nord-coréens, Donald Trump avait réitéré "l'engagement à toute épreuve" des Etats-Unis pour la sécurité du Japon et de la Corée du Sud. Premier avertissement lancé à la Corée du Nord : Washington et son allié japonais viennent de conduire des exercices navals en mer de Chine orientale, où, par ailleurs, Pékin et Tokyo se disputent la souveraineté d'un archipel.

Le nouveau secrétaire d'Etat américain effectue à partir de ce mercredi une tournée au Japon, en Corée du Sud et en Chine. Les récentes et répétées provocations de Pyongyang seront "en première ligne et au centre" de la tournée et déjà de la rencontre entre Rex Tillerson et le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson, qui doit s'entretenir du 15 au 19 mars avec les alliés Japonais et Coréens du Sud, ainsi qu'avec la Chine, s'est engagé à la fermeté vis-à-vis du régime de Kim Jong-un. Une fermeté qu'affiche également Pékin. Le premier ministre chinois a jugé ce mercredi la situation "très tendue qui pourrait amener au conflit" et a mis en garde "toutes les parties prenantes"...

A Pékin Dominique André

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