Militaires de la coalition avec des combattants kurdes
Militaires de la coalition avec des combattants kurdes © Reuters

Les membres de la coalition pour lutter contre l'organisation djihadiste en Irak et en Syrie se réunissent à Paris ce mardi. L'occasion de mettre sur la table les doutes sur l'opération en cours sur place, après les prises de Palmyre et Ramadi.

La perte très symbolique de ces deux villes met en effet cruellement en question l'efficacité des bombardements arabo-occidentaux. Car si le le gouvernement irakien est pointé du doigt pour son manque de résultats, la coalition n'est pas exempte de reproches. Sa stratégie est pour l'instant un échec.

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Le scénario aurait presque pu être écrit à l'avance : les frappes aériennes ont atteint rapidement leurs limites. Efficaces dans un premier temps, pour stopper une progression des djihadistes de l'État islamique, mais quand il s'agit de regagner le terrain, les avions de chasse et leurs milliers d'euros par heure de vol ne servent plus à grand-chose.

Rares opérations au sol

Au sol, ce sont les troupes irakiennes qui sont censées faire le travail, mais leur inefficacité déjà légendaire facilite au contraire la progression des djihadistes. Les américains ont pourtant livré plus d'armes et de véhicules blindés que prévu. Seules les milices chiites, soutenues et financées par l'Iran, semblent en mesure de contenir le groupe État Islamique.

C'est le premier constat de cette réunion de la coalition, Christian Chesnot

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"Les frappes aériennes sont utiles, mais pas suffisantes"

Politiquement, les pays de la coalition refusent toute intervention au sol, à une exception : si ce n'est par des opérations ciblées menées par les forces spéciales Ce fut d'ailleurs le cas le mois dernier en Syrie, l'élite de l'armée américaine a tué un haut responsable djihadiste et kidnappé sa femme pour pouvoir l'interroger.

Cette opération aurait dû rester confidentielle mais elle a été exceptionnellement divulguée. Comme s'il s'agissait de montrer à l'opinion publique que la coalition est entrée dans une nouvelle phase de sa guerre contre l'organisation État Islamique.

L'État islamique face aux défections

Une organisation qui perd aussi des combattants, et pas seulement dans les combats ou les attentats suicides. Parmi les nombreux réfugiés à la frontière turquo-syrienne, on croise parfois des "repentis", des combattants qui ont fui les rangs des djihadistes.

C'est le cas de ce Syrien, qui dirigeait une escouade de 80 combattants, et qui a été le témoin d'atrocités qui l'ont poussé à abandonner son poste à la première occasion. Et il le dit au micro de France Inter, il est loin d'être le seul et les camps de réfugiés en comptent beaucoup.

Notre envoyé spécial Omar Ouahmane l'a rencontré

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"Quand je faisais partie du groupe, je pensais que les défections étaient rares""

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