Ce dimanche, la Corée du Nord a célébré le 70e anniversaire de sa création, en présence de son dirigeant Kim Jong Un. Mais cette cérémonie, placée sous le signe de la réunification de la péninsule coréenne, a été remarquée pour l'absence des missiles intercontinentaux dans le défilé militaire.

La cérémonie a vu des milliers de militaires défiler sous les yeux du leader nord-coréen
La cérémonie a vu des milliers de militaires défiler sous les yeux du leader nord-coréen © AFP / Ed Jones

Des milliers de soldats, des armes, des blindés, et un cortège civil : pour le 70e anniversaire de la République populaire démocratique de Corée le 9 septembre 1948, Pyongyang avait déployé les grands moyens. Présidée par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, la cérémonie officielle a eu lieu ce dimanche matin devant une marée de spectateurs. 

Alors que la Corée du Nord semble vouloir apaiser ses relations diplomatiques avec le reste de la communauté internationale, et notamment avec la Corée du Sud (un nouveau sommet est prévu mi-septembre), le défilé militaire a été moins démonstratif que lors des précédentes cérémonies officielles. 

Le défilé commémore le 70e anniversaire de la création de la Corée du Nord
Le défilé commémore le 70e anniversaire de la création de la Corée du Nord © AFP / Ed Jones

Pas de missiles balistiques intercontinentaux

En effet, le pays, attaché aux chiffres ronds, profite souvent de cérémonies d'anniversaires ou de commémorations pour une démonstration de sa puissance militaire et de son dernier matériel. Mais ce dimanche, si de nombreux canons, lance-grenades, blindés, avions ou missiles ont été exhibés, les grands absents étaient les missiles Hwasong-14 et 15 : ceux qui sont capables d'atteindre les Etats-Unis, et qui ont mis le feu aux poudres lors de leurs essais l'an dernier. 

Après le défilé militaire, des milliers de civils ont ensuite défilé en rythme avec des chars, parés de messages abordant des thèmes économiques et des appels à la réunification de la péninsule coréenne. "Tous les Coréens doivent unir leurs forces pour accomplir l'unification au cours de cette génération. L'unification est le seul moyen pour les Coréens de survivre", pouvait-on lire dimanche dans la presse sud-coréenne. 

Les relations avec la Chine mises en avant

Un seul chef d'Etat étranger avait répondu à l'invitation de Kim Jong-Un : le président Mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. Dans la tribune, l'acteur français Gérard Depardieu était également de la fête. Mais surtout, aux côtés de Kim Jong-Un figurait Li Zhanshu, l'un des sept membres du parti communiste chinois, venu en émissaire de Pékin. A l'issue du défilé, ils ont salué ensemble la foule, le dirigeant nord-coréen soulevant la main de son invité. 

Kim Jong-Un et l'émissaire chinois de Xi Jinping main dans la main
Kim Jong-Un et l'émissaire chinois de Xi Jinping main dans la main © AFP / Ed Jones

La relation avec la Chine était donc mise en avant dans cette cérémonie à travers la présence de Li Zhanshu. Après des années de froid, les deux pays ont repris des relations plus détendues cette année : "La Chine reste un acteur très important et sa présence ici avec un délégation de si haut niveau est destinée à le rappeler aux Etats-Unis", note Chad O'Carroll, analyste interrogé par l'AFP. 

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