Il génère 20 milliards de dollars par an et c'est le quatrième commerce illégal de la planète. Le trafic est au cœur d'une grande conférence internationale à Johannesburg.

Une famille d'éléphant dans une réserve naturelle du Kenya
Une famille d'éléphant dans une réserve naturelle du Kenya © Reuters / Thomas Mukoya

Chaque année, 30.000 éléphants sont tués, trois rhinocéros par jour... La CITES (Convention Internationale sur le commerce d'espèces sauvages menacées) s'ouvre sur une triste bilan ce samedi, en Afrique du Sud. La liste des espèces menacées est en constante évolution, notamment à cause du braconnage. C'est l'une des principales menaces qui pèsent d'ailleurs sur les grands singes, dont quatre espèces sur six sont en voie d'extinction.

Sabrina Krief est primatologue au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris

► ► ► ALLER PLUS LOIN | Vos petits-enfants ne verront plus de gorilles (mais ils auront des pandas)

Les espèces menacées selon le dernier recensement de l'UICN
Les espèces menacées selon le dernier recensement de l'UICN © Visactu

Or ce braconnage pourrait être évité, notamment en luttant contre la corruption qui facilite la chasse illégale et le commerce des animaux (ou de leurs matières premières). Pour Charlotte Nithart, qui représente l'association Robin des Bois à la CITES, cette corruption se retrouve à tous les niveaux.

Ça va du permis de chasse accordé illégalement suite à des pots de vin aux permis d'exportations ou d'importation délivrés par des fonctionnaires corrompus... Il y a une tentation considérable pour les gens chargés de garder des animaux qui portent sur eux une corne qui vaut 100.000 dollars. Tous les maillons peuvent être touchés.

En marge de la conférence de Johannesburg, une marche mondiale est organisée dans plusieurs grandes villes (dont Paris, Tokyo, Rio ou New York) pour défendre les animaux sauvages.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.