La décision de Donald Trump de déplacer l'ambassade américaine de Tel Aviv a Jérusalem revient à reconnaître de facto Jérusalem comme capitale de l'état hébreu, un bouleversement considérable pour l'avenir des fragiles négociations et une incertitude pour la rue arabe.

La décision de Trump sur Jérusalem, le baiser de la mort au processus de paix.
La décision de Trump sur Jérusalem, le baiser de la mort au processus de paix. © AFP / Mahmoud Ibrahim

C'est le baiser de la mort sur le processus de paix et c'est la boite de Pandore du monde arabe. Plus que le respect des frontières de 1967, le retour des réfugiés, la colonisation ou la solution à deux États, le statut de Jérusalem, haut lieu de la spiritualité des trois religions monothéistes, est le sujet le plus délicat des négociations, au point d'ailleurs que dans les différentes versions des processus élaborés durant 50 ans sous l'égide de L’ONU, la particularité de la ville est le dossier à aborder en dernier, le plus clivant.

On ne sait pas ce que seront les conséquences dans le monde arabe. La Palestine, le Hamas, l’Iran, la Turquie, l’Arabie, la Jordanie et la ligue arabe envisagent des réunions d'urgence et des jours de colère, une colère à craindre tant le statut de Jérusalem est un baril de poudre.

Lorsqu'en 2000 Ariel Sharon, provocateur, avait visité l'esplanade des mosquées, cela avait déclenché la deuxième intifada, et lorsqu'en juillet dernier l'armée israélienne a installé des détecteurs de métaux à l'entrée du site, il y a eu deux semaines de violences.

Le reportage d'Étienne Monin dans la vieille ville de Jérusalem : 

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