Le leader de l'opposition, Lars Løkke Rasmussen, devrait former le nouveau gouvernement
Le leader de l'opposition, Lars Løkke Rasmussen, devrait former le nouveau gouvernement © Reuters / Scanpix Denmark

Les Danois ont refusé un deuxième mandat à leur Première ministre Helle Thorning-Schmidt lors des élections législatives de jeudi. La nouvelle majorité est une coalition de droite qui doit beaucoup à une percée des populistes dans le pays.

Le chef de l'opposition, le président du Parti libéral Lars Løkke Rasmussen, a proposé vendredi de former le prochain gouvernement mais il devra sans doute consentir des concessions importantes pour s'assurer le soutien du Parti populaire danois (DF). Ce parti eurosceptique et xénophobe a obtenu plus de voix que le Parti libéral.

Après dépouillement de tous les bulletins de vote en métropole, les partis de droite ont remporté 90 sièges tandis que les partis du centre gauche, qui soutenaient Helle Thorning-Schmidt, obtiennent 85 sièges.

La Première ministre, qui avait compté à tort sur la reprise économique pour être réélue, a concédé sa défaite et démissionné de la tête de son parti, les Sociaux-démocrates.

Nous n'avons pas gagné les élections et nous avons été battus au finish. Le leadership, c'est de savoir démissionner au bon moment. Et ce moment c'est maintenant.

Les populistes donnent le tempo

DF, qui devient le deuxième parti derrière les Sociaux-démocrates, a soutenu les Libéraux au gouvernemnt par le passé. Il faudra à Rasmussen encore ce soutien pour obtenir la majorité absolue au Parlement. Il a toutefois déjà prononcé un discours enthousiaste.

Ce soir, on nous a donné une chance, mais seulement une chance, de prendre le leadership au Danemark. Ce que je propose aujourd'hui, c'est de me mettre à la tête du gouvernement.

Sans être au gouvernement, le DF a déjà donné le tempo sur certains thèmes. Les grands partis, de gauche à droite de l'échiquier politique, ont tous évoqué la réduction de l'immigration.

Par ailleurs, le DF a obtenu des partis de droite qu'ils acceptent de soutenir le projet de réforme de l'Union européenne du Premier ministre britannique David Cameron . Le parti populiste veut aller plus loin et souhaite aussi pour le Danemark un référendum sur son maintien ou pas dans l'Union européenne, à l'instar de la consultation qui est prévue sur le sujet au Royaume-Uni en 2017.

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