Elle en rêvait, Donald Trump l'a fait ! La droite évangélique américaine, soutien d'Israël, réclame depuis longtemps que l’ambassade américaine soit transférée de Tel Aviv à Jérusalem. Donald Trump est le premier président à accéder à sa demande.

Une manifestante évangélique prie contre l'avortement devant la Cour suprême à Washington en janvier 2017
Une manifestante évangélique prie contre l'avortement devant la Cour suprême à Washington en janvier 2017 © AFP / JIM WATSON

Donald Trump avait promis pendant sa campagne électorale de transférer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, faisant fi des avertissements et des risques d'embrasement au Proche Orient. Et la droite évangélique protestante a voté à 80 % pour lui. Mardi, il a donc confirmé ce transfert, faisant de Jérusalem la capitale de l'État hébreu, et remerciant ainsi les évangéliques de leur soutien électoral.

Pour les chrétiens évangéliques, un retour de Jésus sur terre passe par la reconnaissance d’Israël comme État juif. Et ils poussent les différents présidents depuis les années 1980 à prendre une telle décision.  

La loi imposait une décision sauf si la sécurité est en jeu

En 1995, le Congrès américain a adopté une loi, le Jerusalem Embassy Act, imposant ce transfert avant fin mai 1999, car "Jérusalem est le siège de la présidence, du Parlement et de la Cour suprême d'Israël et le site de nombreux ministères gouvernementaux et d'institutions sociales et culturelles". Mais une clause autorise le président des États-Unis, en fonction de la situation géopolitique et "afin de protéger les intérêts de sécurité nationale des États-Unis", à repousser sa décision de six mois en six mois. Les précédents présidents, Barack Obama, George W. Bush père et Bill Clinton ont profité de cette clause. 

Trump aussi : une fois, au début de son mandat en 2017. Mais les six mois se sont écoulés et comme il s'y était notamment engagé en recevant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu fin septembre 2016 à la Trump Tower, il a pris sa décision. D'autant que des conseillers chrétiens conservateurs soulèvent régulièrement la question lors de réunions à la Maison-Blanche. Les représentants influents des chrétiens conservateurs ont également passé beaucoup de temps auprès de Trump depuis son élection.

Soutien sans faille à Israël

La droite évangélique soutient la politique israélienne depuis la deuxième moitié du XXe siècle et la guerre froide. L’État hébreu fait bloc avec les États-Unis dans la guerre contre le terrorisme.

Les réactions à la décision de Donald Trump de reconnaitre Jerusalem comme la capitale d'Israël
Les réactions à la décision de Donald Trump de reconnaitre Jerusalem comme la capitale d'Israël © AFP / Kun TIAN, Paul DEFOSSEUX

La droite juive américaine est également derrière cette décision de Trump. Mais les représentants du lobby juif de gauche et pacifistes, eux, craignent un embrasement dans la région. 

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