.

Le parti de Jaroslaw Kaczynski devance ainsi de 15 points les libéraux sortants de la Plateforme Civique d'Ewa Kopacz
Le parti de Jaroslaw Kaczynski devance ainsi de 15 points les libéraux sortants de la Plateforme Civique d'Ewa Kopacz © MaxPPP

Les Polonais ont voté dimanche pour le changement en portant au pouvoir les conservateurs catholiques eurosceptiques qui ont surfé une vague de promesses populistes et la peur de l'arrivée massive de réfugiés du Proche-Orient, au risque de créer des tensions dans les relations avec l'UE, Berlin et Moscou.

Les résultats officiels ne seront connus que mardi matin, mais l’écart est désormais trop important pour que la situation ne se renverse. Ce dimanche, les conservateurs catholiques populistes et eurosceptiques du parti Droit et Justice (PiS) ont ainsi remporté les élections législatives avec une majorité absolue de 39% à la Diète, le parlement polonais. Le parti de Jaroslaw Kaczynski devance ainsi de 15 points les libéraux sortants de la Plateforme Civique emmenés par la Première ministre Ewa Kopacz, qui a remplacé Donald Tusk, parti l’an passé à Bruxelles. Pour la première fois depuis la chute du régime communiste en 1989, la gauche est totalement absente du futur parlement.

Kaczynski admirateur du Premier ministre hongrois Viktor Orban

La victoire du PiS augure d'un rapprochement de Varsovie avec la Hongrie et la Slovaquie dans leur opposition à la redistribution des migrants dans les différents Etats de l'Union européenne. Kaczynski, admirateur de longue date du Premier ministre hongrois Viktor Orban, a déclaré que les immigrants musulmans menaçaient le mode de vie catholique de la Pologne. Ce mois-ci,b il a été accusé par certains médias polonais d'attiser le racisme en déclarant que les migrants apporteraient de nouvelles maladies et des parasites en Pologne. Méfiant à l'égard de l'Union européenne et opposé à une entrée dans la zone euro, le PiS est en revanche partisan d'une position ferme de l'Otan face à la politique russe, notamment depuis l'annexion de la Crimée en 2014.

Taxation des banques

La victoire du PiS pourrait compliquer les futures tentatives de conciliation entre les Européens et la Russie,toujours soumise à des sanctions occidentales prises dans lecadre de la crise dans l'est de l'Ukraine. Sur le plan économique, l'une des premières mesures que le PiS entend prendre est celle d'une taxation des banques à partir de l'année prochaine.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.