Alep le 14 octobre 2013
Alep le 14 octobre 2013 © Radio France

Alors que le désarmement chimique avance, les combats continuent mais surtout, la famine est devenue une arme de guerre dont les civils sont les premières victimes.

Dans l'horreur du drame syrien, il y a les bombes, les gaz chimiques, les exécutions sommaires,il y a aussi la famine qui fait des ravages chez les civils. Dans certaines zones, notamment dans la banlieue de Damas, les habitants pris au piège par les combats en sont réduits à se nourrir d'herbe, de feuilles, voire de chiens et de chats, explique Elisabeth Byrs, porte-parole du Programme alimentaire mondial, le PAM :

Ces endroits qui sont assiégés, qui sont bloqués, c'est-à-dire que les humanitaires n'ont aucun accès car la situation est trop dangereuse. On sait qu'ils sont privés d'eau potable, de médicaments et bien sûr les stocks se sont épuisés dont de nourriture. Ces gens certainement doivent manger ce qu'ils trouvent, souvent des animaux domestiques puisqu'on a été informé il y a quelques semaines que des règles religieuses avaient été levées pour permettre à la population de manger des viandes dites impures c'est-à-dire les chiens.

Au total, selon l'ONU, plus de deux millions et demi de Syriens n'ont pas accès à l'aide d'urgence. C'est pourquoi les Nations-Unies mais aussi les pays occidentaux réclament à corps et à cris des couloirs humanitaires.

Laurent Fabius a d'ailleurs récemment demandé aux Russes de faire pression sur le régime de Bachar Al-Assad pour faire un geste, en vain pour le moment.

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